Particules fines dans les transports en commun : un vrai danger ?

Chargement en cours
Même dans le bus, les passagers ne sont pas à l'abri des particules fines.
Même dans le bus, les passagers ne sont pas à l'abri des particules fines.
1/2
© Adobe Stock, seligaa

Prendre les transports en commun est l'une des alternatives les plus écologiques pour se déplacer. Mais ce que bon nombre de voyageurs ignorent, c'est que l'air des transports en commun n'est pas le plus sain à respirer, loin de là. Celui du métro, notamment, regorge de particules fines. Explications.

Au sein des grandes villes, de plus en plus de personnes font le choix de se déplacer à pied ou à vélo pour réduire leur empreinte carbone. Plutôt que de prendre leur voiture, certaines personnes font quant à elles le choix des transports en commun. Chaque jour, des centaines de milliers d'usagers prennent le métro, le train ou encore le bus à travers la France. Plus écologique, certes, mais plus sain ? Pas vraiment.

Oui, l'air du métro est très pollué

En effet, même sous terre dans les tunnels du métro, l'air regorge de particules fines qui peuvent avoir un véritable impact sur la santé. En 2019, dans un communiqué, Patrick Rossi, secrétaire fédéral Santé au travail à la CFDT l'affirmait haut et fort : "Le métro est quatre à cinq fois plus pollué que l'air extérieur", en dépit des gaz d'échappement des véhicules. Mais puisque les voitures ne sont pas en cause, à quoi est due la pollution du métro ? Eh bien, notamment à l'usure des matériaux lors de la friction des roues contre les freins et contre les rails, selon une circulaire du ministère de la Santé parue en 2003.

Les autres transports en commun représentent moins de dangers, puisque les bus, trams et transiliens fonctionnent principalement en plein air, ce qui permet forcément une meilleure ventilation, et donc moins de particules fines à l'intérieur des rames. La pollution reste toutefois présente et ne doit pas être prise à la légère.

Le danger des microparticules est en effet bien réel : les plus fines d'entre elles, baptisées PM10 et PM2.5, peuvent s'infiltrer profondément dans les membranes pulmonaires, et potentiellement entraîner des inflammations, mais aussi augmenter les risques de cancer et de maladies cardio-respiratoires. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elles seraient responsables de quatre millions de décès par an.

Des mesures pour améliorer la situation

Toutefois, au fil des années, la situation va en s'améliorant, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour tous les voyageurs qui prennent les transports en commun au quotidien. Premièrement, les grandes métropoles dotées de transports en communs souterrains réalisent régulièrement des relevés pour mesurer le taux de particules fines dans l'air, afin d'assurer la sécurité des voyageurs. Mais surtout, des mesures sont prises pour améliorer la qualité de l'air. Parmi elles, une meilleure ventilation, mais aussi des améliorations au niveau du matériel. En effet, le fait de changer les rames de métro permet de réduire drastiquement les risques de pollution aux particules fines.

À Paris notamment, la RATP, en association avec l'équipementier ferroviaire Faiveley Wabtec, a mis en place une nouvelle solution de freinage innovante permettant de réduire drastiquement l'émission de particules fines baptisée Green Fiction. Ce dispositif est supposé réduire de 90% l'émission de particules fines lors du freinage de tout matériel roulant : métro, RER, mais aussi bus et voitures. En phase de test, le projet devrait être mis en place au plus vite.

Même chose du côté des bus à travers toute la France. De plus en plus de métropoles remplacent leurs bus par de nouveaux modèles répondant à la norme européenne d'émission Euro VI, qui produisent moins d'émissions polluantes que les modèles antérieurs Euro IV. De petites avancées qui améliorent déjà la situation, pour que les transports en communs restent une solution de transport écologique.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.