Le chat a-t-il un impact écologique sur la biodiversité ?

Chargement en cours
Même s'il est domestiqué, le chat possède des intincts de chasseur.
Même s'il est domestiqué, le chat possède des intincts de chasseur.
1/2
© Abaca, 275935080

Très présent dans l'Hexagone, le chat est aujourd'hui l'un des animaux de compagnie les plus appréciés des Français. Autonome et indépendant, il est le compagnon parfait pour ceux qui souhaitent un animal sans les contraintes d'un chien. Pourtant, sous ses airs de boule de poils domestiquée se cache un véritable chasseur qui peut parfois avoir des conséquences sur la biodiversité. Mais qu'en est-il réellement ? Voici quelques indications.

Qui a dit que le chien était le meilleur compagnon de l'homme ? Le plus fidèle très certainement, mais pas celui le plus adopté de nos jours. En effet, selon une enquête réalisée par Kantar TNS pour Facco à l'automne 2020, parmi les nombreux compagnons à quatre pattes existants aujourd'hui en France et les 80 millions d'animaux de compagnie recensés, c'est le chat qui domine aujourd'hui les foyers des Français. Pour la première fois depuis longtemps, ils surpasseraient les chiens avec 15 millions de tête contre 8 millions environ. Une population qui a fait en dix ans, selon Facco, "un bond de près de 4 millions (...), passant de 10,7 millions en 2008" à "15,1 millions en 2020". Un engouement qui se comprend par la facilité à s'occuper de cet animal à la fois affectueux mais aussi autonome et indépendant. Mais derrière cet enthousiasme pour le chat se cache un problème que remarquent de plus en plus d'associations : son impact sur la faune et plus largement la biodiversité. En effet, bien qu'il soit habitué à vivre confortablement auprès de bon nombre d'humains aujourd'hui, le chat conserve certains de ses instincts de chasseur, qu'il soit sauvage ou non, qu'il ait l'habitude de sortir ou non.

Les petits animaux essentiellement touchés

En suivant ses instincts, le chat pourrait donc être à l'origine de la disparition de certaines espèces à travers le monde. La raison : les félins domestiques sont des prédateurs qui n'en ont pas et les animaux sauvages n'ont pas encore tous assimilés ces félins comme étant dangereux. Ils se font donc plus facilement attraper et disparaissent petit à petit. La chaîne alimentaire et la biodiversité sont alors déréglées, les habitats et territoires modifiés. Au-delà de la chasse, ce sont également les maladies transportées et transmises à la faune sauvage bien malgré eux qui s'avèrent un problème. Dans une étude parue dans Nature.com le 29 janvier en 2013, il était par exemple indiqué que le prédateur causait la mort chaque année de "1,3 à 4 milliards d'oiseaux" et "6,3 à 22,3 milliards de petits mammifères". En France, selon la LPO, ce sont les petits passereaux (merle noir, rouge-george, mésanges...), essentiellement présents dans les jardins qui seraient en danger.

Un comportement naturel qui peut s'éviter

S'il est difficile de nier l'impact écologique du chat sur la faune sauvage, il est important de comprendre que ce comportement est naturel mais surtout qu'il peut s'éviter grâce à différentes actions. Plutôt que de le confiner, essayez de jouer bien plus souvent avec lui et de reproduire les différentes étapes de chasse. Cela pourra peut-être amoindrir son besoin irrésistible de chasser. De même, si vous le pouvez, revoyez la nourriture de votre animal : il est conseillé de laisser de côté les croquettes aux céréales et de privilégier une nourriture avec beaucoup de viande et de protéine. Avec ces quelques petits gestes, l'envie de chasser de votre chat diminuera, et cela ne pourra être que bénéfique pour la biodiversité.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.