Laine d'alpaga : quelles conséquences sur l'écologie ?

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Les alpagas vivent en plein air et disposent de beaucoup d'espace.
Les alpagas vivent en plein air et disposent de beaucoup d'espace.
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© Adobe Stock, Pavel Svoboda

Naturellement, lorsqu'il est question de tissus issus de l'exploitation animale, l'éthique environnementale ne semble pas être de mise. Pourtant, la laine d'alpaga nous prouve que ce manichéisme peut s'avérer caduc. On vous explique donc pourquoi cette fibre change la donne.

L'alpaga : un animal en phase avec son environnement

Qu'il soit question de la production de viande ou de laine, les animaux généralement concernés ne se révèlent pas tout à fait éco-respectueux. C'est en ce point que l'alpaga sort du lot. Contrairement à la vache ou au mouton par exemple, lui, émet peu de gaz à effet de serre. Aussi, les coussinets à ses pattes lui permettent de ne pas détruire le sol sur son passage, d'autant plus qu'il ne pèse pas très lourd. Et cerise sur le gâteau : il occupe des terres non cultivables en opposition aux chèvres de cachemire notamment, dont l'élevage se déploie régulièrement au coeur de lieux inadaptés. Résultat : l'alpaga peut se targuer d'être un animal respectueux de l'environnement. D'ailleurs, il s'érige même en sauveur !

Le sauvetage de l'Équateur

En raison de l'élevage excessif des moutons et du bétail, la région de Chimborazo a vu son paysage transformé, encourageant ainsi l'instauration de lois sévères sur la protection de la nature. S'en est notamment découlé un défaut général de moyens, dû au manque financier de la production de viande et de laine de moutons. C'est à ce moment que les alpagas se sont couverts de leurs plus belles capes pour intervenir ! Oui, dès lors qu'elles s'y sont adonnées, les communautés ont amplement bénéficié de l'élevage d'alpagas. Au-delà des profits chiffrés, il était aussi question de la protection et de la sauvegarde du Paramo (biotope de la cordillère des Andes) : un vrai coup de maître.

Une production éthique

Les habitants des pays andins du Pérou, de l'Équateur et de la Bolivie peuvent se vanter de mettre en oeuvre la production de la laine d'alpaga de manière éthique. Pourquoi ? Tout simplement parce que toutes les étapes de fabrication des vêtements sont condensées en un point. Contrairement à la confection de la plupart des pièces de prêt-à-porter qui remplissent nos placards, celles-ci nécessitent, elles, très peu de transport. Le filage et le tissage sont assurés au même endroit, garantissant que la chaîne de production soit on ne peut plus restreinte.

La laine d'alpaga est renouvelable

Pour récapituler, l'alpaga est un animal éco-respectueux, qui a sauvé le Chimborazo (financièrement et écologiquement) et dont la laine est traitée au coeur d'une production locale et éthique. Et de surcroît, notez que sa laine est également écoresponsable ! Constituée de protéines, cette fibre est biodégradable (si naturelle et non pas synthétique). Sachez aussi que l'élevage mis en place est tout à fait déontologique. Les bêtes bénéficient d'une bonne qualité de vie, vivant à l'extérieur et jouissant de beaucoup d'espace.

La culpabilité est donc quelque peu amoindrie quand il est question de se procurer un pull en laine d'alpaga. Au détriment des fibres moins écoresponsables, privilégiez donc cette option en imaginant les plus beaux sourires de ces bêtes aux poils tout doux !

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