L'Eco-score : un bon indicateur pour favoriser une meilleure consommation ?

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L'Eco-Score s'inscrit dans une démarche pour mieux consommer.
L'Eco-Score s'inscrit dans une démarche pour mieux consommer.
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© Adobe Stock, ViDi Studio

Après le Nutri-Score qui note les produits alimentaires selon leur qualité nutritionnelle, c'est autour de l'Eco-Score de faire son entrée sur le marché. Un indicateur qui permet de connaître l'impact des aliments sur l'environnement. Zoom sur ce nouvel étiquetage.

Qu'est-ce que l'Eco-score ?

Lancé en janvier 2021, l'Eco-score indique l'engagement des produits alimentaires envers le bien-être de la planète. Ainsi, il a pour objectif d'inciter les consommateurs à être plus vigilants sur les produits qu'ils achètent et pousser les industriels et les producteurs à améliorer leurs procédés. L'Eco-score est basé sur une méthodologie transparente et accessible à tous. Il est appliqué aux produits alimentaires agro-industriels, mais aussi sur les plats préparés.

Comment est calculé l'indicateur ?

Avant d'établir l'Eco-score allant de la lettre A pour les produits vertueux, à la lettre E pour les moins bons élèves, l'indicateur est calculé en fonction de deux types de données : les données publiques, issues de la base de données Agribalyse d'Analyse de Cycle de Vie des produits (ACV), qui sont produites par l'ADEME en collaboration avec des scientifiques et experts du secteur. Ces données prennent en compte : la production, le transport, le type de fabrication et les choix d'emballages. Une fois recrutées, elles permettent d'établir une note sur 100 points. Ensuite, viennent les données qualitatives, qui complètent l'ACV. Ces données sont présentes sur l'étiquette des produits fournies par les fabricants et s'intéressent à la recyclabilité des emballages, aux labels (bio, qualité, etc.), ou encore à l'origine des ingrédients. Elles pondèrent le score de l'AVC en y appliquant des bonus et malus.

Où peut-on retrouver l'Eco-score ?

En 2016, la France a découvert le Nutri-Score, informant sur la valeur nutritionnelle des produits alimentaires. L'Eco-Score s'est donc inspiré du même système, avec le même type d'annotation comme vu précédemment avec des notes et des couleurs qui varient du A sur fond vert au E sur fond rouge, en fonction de l'impact environnemental du produit. Mis en place il y plus d'un an par neuf acteurs de l'alimentation comme FoodCheri, Yuka, La Fourche ou Marmiton, l'Eco-score est disponible dans les grandes distributions comme Lidl, Carrefour ouj encore Intermarché, qui offrent cette visibilité sur leurs produits. Au total, c'est 400 000 produits alimentaires et 100 000 plats et recettes qui bénéficient de l'indicateur. De surcroît, c'est plus de 4 millions de personnes qui ont consulté l'Eco-Score et un consommateur sur cinq en a déjà entendu parler, si l'on en croit l'étude de l'Institut Iri, société d'études de marché, réalisée début 2022.

D'autres projets en cours pour mieux consommer ?

Si l'Eco-score est le premier indicateur a être pour le moment connu et reconnu des consommateurs, il existerait pas moins de dix-huit projets en vue d'une meilleure consommation. En effet, en février 2020, lorsque la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec) appelle à ce qu'il y ait une véritable expérimentation pour élaborer un dispositif avec une seule et même méthode de calcul des impacts environnementaux de tous les produits alimentaires et un seul format d'affichage pour les consommateurs, l'Ademe a en parallèle lancé le coup d'envoi pour des candidatures porteuses d'un projet pour l'environnement. Ainsi, c'est dix-huit acteurs publics et privés qui ont répondu à cet engagement. Et si pour le moment l'Eco-score est le seul mis en place, un autre se met doucement une place : Le Planet-Score, que l'on peut retrouver sur des produits faisant partie de la Fédération bio, Interbev, Auchan, Monoprix... D'ici 2023, l'affichage environnementale devrait être rendu obligatoire par la loi Climat sur tous les produits.

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