Diminuer sa consommation de viande : quelles conséquences sur la planète ?

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Manger de la viande à tous les repas, ce n'est pas très écologique.
Manger de la viande à tous les repas, ce n'est pas très écologique.
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© Adobe Stock, Joshua Resnick

Régime végétarien, végétalien et plus récemment flexitarien : nombreuses sont les personnes à se tourner vers une consommation de viande plus raisonnée, voire à bannir complètement les produits carnés de leur alimentation. Si le bien-être animal est souvent la raison de ce changement de mode de vie, les convictions écologiques sont également un moteur pour les consommateurs.

Manger de la viande et du poisson, ce n'est pas très écologique. Eh oui, l''élevage a un impact non négligeable sur l'environnement. Il participe au réchauffement climatique, à la déforestation et engendre une grande consommation d'eau. Et pourtant, chaque année, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 323 millions de tonnes de viande sont produites dans le monde, 65 milliards d'animaux sont abattus et tout ça pour permettre ce régime alimentaire en grande partie basé sur les produits carnés.

Différentes sortes d'impacts

Les filières de l'élevage produisent au niveau mondial 14,5% des émissions de gaz à effet de serre, à l'origine du réchauffement climatique. Les principales sources d'émissions sont la production, le transport de l'alimentation animale et le méthane issu de la digestion des ruminants. Ainsi 1 kg de viande bovine équivaut à une émission de 27 kg de gaz à effet de serre. Le poulet quant à lui équivaut à 6,9 kg, mais son élevage industriel pose aussi le problème de la pollution de l'eau.

Pour produire 1 calorie de viande, il faut 7 calories végétales consommées par l'animal. Si la totalité de la population mondiale était végane, les terres cultivées pour alimenter les animaux pourraient nourrir directement nettement plus d'humains que c'est le cas actuellement. 40% des céréales produites servent en effet à l'élevage, alors que la viande ne représente que 20% des calories ingérées dans le monde.

La FAO estime à l'heure actuelle que 70% de la surface agricole mondiale est utilisée soit pour le pâturage du bétail, soit pour la production de céréales destinées à les nourrir. De nouveaux espaces de culture destinés à l'alimentation animale sont recherchés dans des zones climatiques favorables, ce qui mène à la déforestation massive de la forêt amazonienne, notamment pour la culture du soja. Et c'est sans compter sur lesbesoins considérables en eau pour l'irrigation des cultures, à laquelle s'ajoutent les engrais qui se retrouvent dans les nappes phréatiques. Bref, réduire sa consommation de viande, c'est prendre une part active à la protection des ressources de la planète. Un bon moyen de lutter contre la surproduction.

Pas de viande, c'est possible ?

Toujours selon la FAO, 5% de la population mondiale serait végétarienne, que ce soit pour des raisons culturelles ou politiques. En Inde, par exemple, une grande partie des ménages est végétarienne tout simplement parce que la gastronomie indienne n'inclut pas beaucoup de viande dans ses recettes. C'est la preuve qu'il est tout à fait possible d'avoir une alimentation équilibrée en réduisant sa consommation de viande ou même bannissant tous les produits carnés. Pour trouver les fameuses protéines, il est possible de se tourner vers les oeufs, les produits laitiers ou encore les légumineuses. Et contrairement à la croyance populaire, être végétarien ne crée pas plus de carences qu'un régime omnivore. La clef de l'équilibre, c'est la diversité. Il suffit de se nourrir de produits moins transformés, de varier les aliments, et le tour est joué.

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