Comment les algues pourraient-elles remplacer le plastique ?

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Depuis 2010, l'algue est devenue une alternative au plastique.
Depuis 2010, l'algue est devenue une alternative au plastique.
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© Adobe Stock, photka

Face à l'urgence du réchauffement climatique, des idées novatrices pullulent aux quatre coins du monde pour remédier à la situation alarmante. Parmi elles, l'usage des algues pour remplacer le plastique ne cesse de prendre de l'ampleur. Zoom.

Quels sont les impacts de l'usage du plastique sur la planète ?

Considérée de plus en plus comme un enjeu majeur, la protection de la planète fait partie des nouveaux combats à mener. Si de nombreuses initiatives comme l'achat en vrac ou encore les produits de beauté zéro déchet y contribuent, face au réchauffement climatique, le chemin est encore long. En effet, les consommateurs comme les industries qui les approvisionnent doivent communément fournir des efforts supplémentaires pour faire barrage aux drames. Pour rappel, chaque seconde, 500 kilos de plastique sont déversés dans les océans d'après le Ministère de l'agriculture et de l'alimentation. Un chiffre affolant qui s'illustre fréquemment à travers des images d'animaux aquatiques enfermés dans des sachets en plastique, ou tout simplement pollués dans leur milieu naturel par des cotons-tiges et autres déchets. Ainsi, de plus en plus d'entreprises réfléchissent à des solutions pour remplacer le plastique comme par des algues, par exemple. L'idée est née en 2010 à Saint-Malo grâce à l'entreprise pionnière Algopack. Le concept se révèle si efficace qu'il ne tarde pas à être adopté par d'autres entreprises.

Le plastique à base d'algues : comment ça marche ?

Des objets tels que des clés USB, des pots de fleurs ou encore des paires de lunettes sont désormais produits à base d'algues. Comment est-ce possible ? Grâce à la fusion entre l'Algopack® à 100% fait d'algues, avec l'Algoblend®, composé de 50% de plastique et 50% d'algues. Afin de produire ces matériaux, ce sont les algues brunes qui sont mises à profit. Une fois déshydratées, elles sont transformées en granulés, à l'image du plastique traditionnel. Seulement, contrairement au plastique, ce matériel propose une sélection de produits totalement compostables, permettant même de fertiliser la terre. De plus, il n'est plus question de faire appel au pétrole, loin d'être le meilleur ami de la planète.

Pour l'instant, il est question d'un marché restreint, d'autant plus que le matériel ne peut pas encore être mis au contact de produits alimentaires. Et si l'Algoblend® est plus coûteux que les plastiques habituels, l'Algopack®, lui, s'aligne sur les prix du marché. De manière générale, les produits green affichent effectivement des prix plus élevés, mais le coût sur la planète est, lui, beaucoup moins lourd. Grâce aux nouvelles entreprises qui ont saisi le marché, telles qu'Eranova et Natureplast, la production de ces alternatives à base d'algues devrait être favorisée et donc plus accessible.

Une solution pour le futur ?

Cette alternative vend du rêve, particulièrement dans l'urgence de la situation actuelle. Toutefois, la méthode a-t-elle ses limites ? Il s'avère en fait que les algues qui poussent au Japon, aux États-Unis, comme en Irlande sont totalement compatibles avec la méthode. Ainsi, il est tout à fait possible d'espérer un rayonnement mondial pour cette brillante technique.

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