Abeilles en danger : pourquoi il faut les protéger

Abeilles en danger : pourquoi il faut les protéger
Pourtant, elles sont essentielles à la biodiversité.

Les abeilles subissent de plein fouet les activités humaines. Preuve en est, leur nombre ne cesse de diminuer. Ces insectes pollinisateurs sont pourtant pour la biodiversité.

Partout dans le monde, on note un déclin des populations d'abeilles domestiques. Ce phénomène a un nom : le syndrome d'effondrement des colonies. De quoi provoquer l'inquiétude des professionnels du secteur apicole mais pas seulement.

Diminution des abeillers : des chiffres alarmants

En mai 2019, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) dressait un constat sans appel : " Depuis les années 1990, les populations d'abeilles domestiques subissent de nombreuses pertes. Certaines années 30% des colonies peuvent disparaître. "

Même son de cloche du côté de l'ONU qui assurait, en 2018, que le taux d'extinction des pollinisateurs était " de 100 à 1 000 fois plus élevé que la normale ", d'où l'urgence de protéger les abeilles et plus largement, de préserver le vivant.

Les abeilles face à de multiples dangers

Plusieurs facteurs sont à l'origine de ce syndrome d'effondrement des colonies : l'utilisation des pesticides, mais aussi la monoculture, les pratiques agricoles intensives et le réchauffement climatique.

Ce n'est pas tout. D'autres prédateurs contribuent à la chute du nombre des abeilles comme le varroa, un acarien qui s'installe et se reproduit au coeur des ruches, ou encore le frelon asiatique.

Enfin, selon une étude menée par des chercheurs de l'Université de Cambridge en 2018 dont les résultats sont parus dans la revue Science, le développement massif des ruches en ville a un impact négatif, une espèce d'abeille (Apis Mellifera) ayant pris le pas sur ses semblables.

L'abeille : un insecte essentiel pour la biodiversité

Ces disparitions massives ont un impact chiffré sur la production de miel. C'est le cas en France comme l'expliquait, en 2016, Vincent Bretagnolle, écologue au Centre d'études biologique de Chizé (Deux-Sèvres), dans les colonnes du journal du CNRS : " Ces vingt dernières années, la production de miel dans l'Hexagone a été divisée par deux. " Pire, comme le rappelait France Bleu en 2018, " en 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. "

Outre ce problème pour l'industrie apicole, la disparition des populations d'abeilles est alarmante car ces dernières ont un rôle majeur au niveau de la biodiversité en pollinisant les plantes à fleurs, garantissant ainsi la reproduction de nombreuses espèces végétales. Pas moins d'un tiers de l'alimentation mondiale dépendrait de cette pollinisation - sans abeilles, pas de tomates, de courgettes, de fraises ou encore de pommes -, qui permettrait d'économiser 153 milliards d'euros par an dans le monde, toujours selon le CNRS. Et pour cause, si les abeilles disparaissaient, les producteurs seraient contraints de procéder à la pollinisation " à la main."

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