Pourquoi les écoroutes sont-elles bénéfiques pour la faune ?

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Les écoroutes permettent de compenser l'arrêt brutal de l'habitat des animaux.
Les écoroutes permettent de compenser l'arrêt brutal de l'habitat des animaux.
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© Adobe Stock, creativenature.nl

Aujourd'hui, l'habitat de nombreuses espèces d'animaux est menacé par les activités humaines, et la vie sauvage est plus que jamais perturbée. Pour pallier ce problème, de nombreuses écoroutes ont été construites un peu partout afin de permettre à la faune de ne plus être gênée. Mais comment et pourquoi sont-elles bénéfiques pour la faune ? Voici quelques indications.

L'habitat de l'Homme ainsi que la société urbanisée qu'il a peu à peu construite n'a jamais cessé de s'élargir, au détriment de la nature et de ses habitants. Forêts coupées, espaces naturels rasés... Ces actions entreprises pendant longtemps ont aujourd'hui un impact important sur la biodiversité et l'écosystème. La faute aux nombreuses infrastructures humaines (autoroutes, lignes ferroviaires, berges artificialisées, murs de fortifications...) construites sur ces sites. À chaque construction dans un environnement sauvage, c'est en effet tout un territoire qui est morcelé, bouleversant tous les repères de la faune y résidant. S'ensuit alors des drames tels qu'on les connaît, avec des animaux percutés sur les voies qu'ils tentaient de traverser ou coincés dans des lieux dangereux pour eux (tarmac d'aéroport par exemple). Les chiffres des collisions sont d'ailleurs édifiants : selon un article du Parisien paru le 2 avril 2021, ce serait pas moins de 40 000 animaux, soit 110 par jour, qui créeraient quotidiennement des accidents de la route en France.

Des écoroutes pour protéger les animaux

Suite à ces problèmes toujours plus nombreux et aux dangers qu'ils représentent (tant pour la population que pour la faune elle-même), une solution est aujourd'hui de plus en plus adoptée : les écoroutes. Longtemps connues sous le nom de crapauducs, mais aussi intitulées "passages à faunes", ces portions de route végétalisées ont été réfléchies pour compenser la rupture brutale de l'habitat naturel des animaux. Elles peuvent être empruntées par toutes les sortes d'espèces, qu'elles soient grandes ou petites, qu'elles soient proie ou chasseur. Au niveau des autoroutes, il existe d'ailleurs deux types de passage : les écoducs (sorte de minis tunnels qui se situent sous l'autoroute et sont pensés pour les animaux petits à moyen) et les écoponts (au-dessus de l'autoroute, pour des animaux de toute taille, terrestres comme aériens).

Une façon de préserver les espèces menacées

En créant ces corridors écologiques au-dessus ou en dessous des infrastructures générées par les hommes, c'est toute une population animale qui est préservée. Elle peut en effet vaquer où bon lui semble comme avant, sans le stress et le potentiel traumatisme causé par une rencontre avec une voiture ou un train. Les espèces menacées, qui sont les plus fragiles (comme les hérissons ainsi que certaines chauves-souris ou écureuils par exemple) sont moins mises en péril et peuvent ainsi continuer à contribuer à la sauvegarde de cette dernière. Les corridors biologiques sont aussi petit à petit rétablis et l'impact généré par les routes s'avère bien plus limité qu'auparavant. Une façon, ainsi, de faire cohabiter intelligemment faune et humains.

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