Maltraitance animale : ces pratiques touristiques à bannir

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Assister à un spectacle animalier dans un cirque ou se rendre dans une arène pour voir de la corrida, faire porter ses affaires par des ânes en Grèce... Toutes ces actions préjudiciables sont à boycotter.
Assister à un spectacle animalier dans un cirque ou se rendre dans une arène pour voir de la corrida, faire porter ses affaires par des ânes en Grèce... Toutes ces actions préjudiciables sont à boycotter.
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© Adobe Stock, Whyframeshot

L'exotisme est la première des quêtes d'un touriste en voyage. Ce séjour, qu'il soit organisé dans un recoin de la France ou à l'autre bout du monde, doit avoir le goût de l'ailleurs et de l'extraordinaire. Par simple plaisir de sortir de leur routine ou par pur privilège égocentré de côtoyer des animaux sacrés, les vacanciers participent malgré eux à la maltraitance animale.

Ces pratiques infâmes qui trouvent grâce aux yeux des visiteurs

Derrière cette proximité rêvée avec les animaux et cette position luxueuse d'observateur se cachent toutes les horreurs possibles : le dressage en ayant recours à la violence, la torture, la malnutrition, la mise en cage, les blessures administrées et non soignées, l'attente de clients en pleine journée et en plein cagnard sans pouvoir se mouvoir... Les animaux sont les esclaves des Hommes, contraints à faire le show au détriment de leur bien-être, pour engranger des profits. Interloquée par ces méthodes, l'ONG internationale World Animal Protection en avait fait un objet d'étude en 2016 avant de rendre publique sa liste des dix attractions les plus cruelles au monde. La promenade à dos d'éléphant remporte la triste première place du lugubre podium.

Les individus dressés sont séparés de leur mère dès six mois, maintenus par des cordes et des chaînes, frappés avec des crochets ou des lattes en bois pour les rendre dociles. Ces captifs se plient alors à toutes les humiliations : porter des touristes, faire la révérence, renvoyer un ballon de football ou esquisser quelques pas de danse. Plaque tournante du tourisme, les tigres et lions en cage, nommés "tigre/lion à selfie" (deuxième activité la plus cruelle selon World Animal Protection), vivent aussi dans des conditions déplorables : brutalisés au quotidien et même drogués pour être facilement maniables par les visiteurs. Les plus âgés sont tenus en laisse pour marcher sagement aux côtés des humains (troisième activité la plus cruelle).

Ours, dauphins, tortues... Tous logés à la même enseigne

Mis en scène dans des fosses, les parcs à ours, où les ursidés sont souvent déguisés ou montrés en performance sur des vélos, décrochent la quatrième place de la honte. Ils sont suivis par les fermes de tortues marines. La captivité est une peine pour ces individus, stressés et plutôt réservés, qui contractent des infections entre les mains des touristes, en ressortent fracturés ou avec des griffes détachées. Entraînés avec intensivité et enlevés de leur milieu naturel, les dauphins, les orques et autres cétacés ont bien du mal à ne pas devenir fous enfermés dans d'étroits bassins. Angoissés, les rois de l'océan prisonniers de piscines ont souvent des maladies cardiaques, des ulcères gastriques, des problèmes de peau liés au soleil ou à l'eau chlorée et sont obligés d'ingurgiter des anxiolytiques. Facilement repérables en Thaïlande, les singes servant à des spectacles de rue sont battus pour danser, faire des tours, imiter les humains ou encore se déguiser en geishas. Des abus qui engendrent des malformations et maintes blessures.

Les fermes surpeuplées de civettes, utilisées pour du café de luxe (le kopi luwak), soumettent les bêtes à de la malnutrition et autres sévices. Très affectées par la situation, elles peuvent aller jusqu'à s'automutiler. Autres victimes de monstruosité, les cobras sont édentés sans anesthésie et sans matériel stérilisé par les charmeurs de serpents. Nombreux sont ceux qui meurent avant de s'enrouler autour des cous des curieux ! De même, les fermes à crocodiles, connues pour leur insalubrité et leur surexploitation, exposent des vertébrés en piteux état, qui seront bientôt à consommer dans des restaurants ou tués pour leur peau qui se retrouvera sur des sacs à main.

La liste à boycotter est longue

Dans la même veine, assister à un spectacle animalier dans un cirque ou se rendre dans une arène pour voir de la corrida, faire porter ses affaires par des ânes en Grèce, payer pour relâcher des oiseaux en Asie qui seront aussitôt rattrapés par les commerçants, grimper sur des chameaux ou des chevaux fatigués patientant sous une forte chaleur... Toutes ces actions préjudiciables sont des pratiques douteuses, traumatisantes pour les êtres assujettis, à ne pas encenser. Voyagez éthique !

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