Le ski de randonnée, le sport d'hiver écolo à tester ?

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Pour pratiquer le ski de randonnée, certaines aptitudes sont nécessaires : orientation, notion de secourisme voire même de survie !
Pour pratiquer le ski de randonnée, certaines aptitudes sont nécessaires : orientation, notion de secourisme voire même de survie !
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© Adobe Stock, Ourson+

Il souffle un vent de liberté en pleine nature lorsque les skis de randonnée sont chaussés, n'est-ce pas ? Sport en plein essor, il permet de profiter de la beauté de la montagne l'hiver. Mais est-il si écolo qu'on peut bien le penser ?

Le ski de randonnée, qu'est-ce que c'est ?

Vous avez peut-être en tête le ski alpin dont le but est de glisser sur une piste enneigée à l'aide de skis fixes. Le ski de randonnée s'approche davantage du ski de fond. Pratiquer ce sport, c'est finalement se lancer dans une randonnée l'hiver et à skis. Il n'existe pas toujours de sentiers balisés en montagne et les skieurs doivent parfois réaliser leurs propres sillons pour progresser. Les pratiquants chevronnés peuvent même choisir de bivouaquer en altitude. Certaines aptitudes comme l'orientation, la notion de secourisme voire même de survie sont nécessaires s'ils ne sont pas accompagnés d'un guide. Pratiqué en pleine nature et sans avoir recours aux remontées mécaniques, le ski de randonnée s'avère donc écolo, enfin, presque...

Ski de randonnée, pourquoi est-il écologique ?

Le ski alpin fait appel à l'utilisation de remontées mécaniques qui utilisent des moteurs électriques. En cas de panne, elles sont relayées via un moteur de secours alimenté par groupe électrogène ou moteur diesel, des technologies dont le bilan carbone est loin d'être neutre. Les canons à neige, eux aussi, demeurent énergivores. De plus, les pistes de skis doivent être entretenues au moyen de dameuses, dont le ballet nocturne quotidien fait grandement grimper le bilan carbone d'une station de sports d'hiver. Si les Domaines Skiables de France envisagent d'atteindre la neutralité carbone avec zéro émission de CO2 d'ici 2037, ces gros engins continueront de fonctionner au diesel de nombreuses années.

De son côté, la pratique du ski de randonnée ne nécessite pas l'intervention de toute cette mécanique néfaste pour la montagne. En effet, ses adeptes recherchent d'ordinaire le contact avec une nature intacte et un air pur, loin des stations de ski.

Pourquoi le ski de randonnée peut-il être montré du doigt ?

Pour pratiquer une randonnée à skis réellement écologique, il serait opportun de ne pas utiliser continuellement sa voiture pour accéder aux sentiers. De fait, le ski de randonnée nécessite généralement des déplacements en voiture réguliers, entraînant une multiplication de gaz à effets de serre en montagne.

De plus, face à l'engouement grandissant du ski de randonnée, il est un impact fréquemment omis des randonneurs : la fréquentation des lieux naturels. En effet, le ski de randonnée n'est pas toujours limité via des sentiers balisés comme l'est le ski alpin. Les skieurs émérites recherchent des itinéraires plus confidentiels, laissant la porte ouverte à une pratique qui peut déranger la faune présente et mise "sous-tension". Si ces animaux sont capables de tolérer une cohabitation ponctuelle avec l'homme, ils peuvent aussi engager de grandes dépenses d'énergie pour fuir s'ils sont fréquemment dérangés. Une contrainte qui peut leur être malheureusement fatale.

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