Choisir un chocolat responsable, mission impossible ? Suivez le guide !

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À l'approche de Pâques, et si vous choisissez un chocolat responsable ?
À l'approche de Pâques, et si vous choisissez un chocolat responsable ?
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© Adobe Stock, Seth Tipton

Alors que le mois d'avril est souvent synonyme d'oeufs et autres lapins en chocolat, il est grand temps de s'interroger sur votre consommation de chocolat. Est-elle responsable ? Est-ce même possible de consommer du cacao responsable ?

C'est un fait : le chocolat vient de loin et les conditions de ceux qui le cultivent sont souvent loin d'être optimales. Comment faire pour changer sa consommation de cacao ? Être certain que le chocolat consommé est aussi bon pour celui qui le consomme que celui qui le produit ? Choisir un chocolat responsable, mission impossible ?

Un chocolat responsable, c'est quoi ?

Une production responsable prend en compte de nombreux critères. En effet, pour être considérés comme producteurs responsables, il faut :

• Respecter la nature et l'environnement dans le mode de production. Cela sous-entend de cultiver en bio et avec des méthodes durables.

• Respecter les employés et leurs conditions de travail.

• Être équitable. Cela passe par un engagement de 3 ans minimum entre le producteur et l'acheteur avec notamment une meilleure rémunération pour les producteurs afin d'augmenter les salaires et de favoriser des projets de développement social.

• Être local. Rares sont les cacaos produits directement en France, mais n'hésitez pas à favoriser les entreprises françaises pour la fabrication du chocolat.

• S'inscrire dans une logique de réduction des déchets.

L'empreinte écologique du cacao

Importé depuis des pays très éloignés de la France, notamment la Côte d'Ivoire, le cacao est responsable de la déforestation et de l'appauvrissement de ces régions. En effet, comme la demande de chocolat augmente (la consommation mondiale avoisinerait les 3 millions de tonnes par an dans le monde et s'établirait à environ 7,3 kg par habitant), de nombreuses zones de forêts et champs sont rasées pour en cultiver. Malheureusement, rien de tel pour épuiser les sols que ce type de monoculture, réelle menace à la biodiversité. Dernière particularité et non des moindres : la culture intensive de cacao assèche les sols. Il faut 2400 litres d'eau pour obtenir 100g de chocolat.

Des producteurs précaires

Les grandes exploitations mondiales sont bien souvent familiales et il n'est malheureusement pas rare que des enfants y travaillent en même temps que leurs parents. Au-delà de la question de l'âge il est également question de juste rémunération : peu sont bien payés pour ce qui est attendu d'eux, ils vivent donc sous le seuil de pauvreté et comble de l'histoire, ils sont souvent chassés de leurs habitations par des gérants de nouvelles plantations de cacaoyers...

Miser sur des labels, une bonne idée ?

Oui et non, car l'absence de législation vraiment contraignante autour de la production de cacao a entraîné une multitude de création de labels, il n'est donc pas toujours facile de s'y retrouver. Misez sur des labels de consommation équitable qui apportent de la sécurité aux petits producteurs car ils assurent un prix minimum garanti, non soumis à la bourse. Les labels dits "développement durable", eux, sont moins fiables car l'efficacité de leurs contrôles sur les dimensions sociales et environnementales qu'ils prônent sont plus flexibles et ont été remis en compte par de nombreux syndicats.

Et le chocolat français dans tout ça ?

Le chocolat Made In France est rarement produit dans notre pays, il s'agit bien souvent de fèves de cacao importées puis transformées en France donc pas totalement 100% made in France. Aujourd'hui, seule une marque peut se targuer de produire du chocolat 100% grâce à des cultures aux Dom-Tom, même si malheureusement, le cacao doit traverser le monde pour être transformé en métropole. Mais, c'est déjà ça !

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