Savigny-le-Temple : Colère chez les forces de l'ordre et les politiques après la découverte d'un "tableau de primes" pour ceux qui vont "couper la tête ou violer" des policiers

par Jeanmarcmorandini.com

Les inscriptions découvertes dans ce hall d’immeuble de Savigny-le-Temple sont particulièrement violentes et ont provoqué une vague d’indignations ce dimanche, jusque dans la classe politique. C’est un véritable « tableau de primes » qui a été inscrit dans un hall d’immeuble du centre-ville de Savigny-le-Temple, connu pour être un point de deal raconte le site Actu17.

« Couper la tête d’un policier = 500.000 euros », et « jet de boule de pétanque sur la police = 200 euros » peut-on notamment lire, ainsi que « rentrer une barre de fer géante dans l’utérus d’une femme policière qui se prend pour un bonhomme = 300.000€ ».

Gérald Darmanin s’est rendu au commissariat de la ville, classée en zone de sécurité prioritaire (ZSP), ce dimanche matin, pour apporter son soutien aux forces de l’ordre. « Les policiers ont été attaqués. En les attaquant, en appelant à leur viol, à leur meurtre, on veut appeler au meurtre et au viol de la République (…) Il ne peut pas y avoir de provocations comme celles-ci qui restent impunies », a-t-il prévenu, devant la presse.

« Ici à Savigny cette semaine, il y a eu six interpellations. On peut penser que c’est à cause, ou grâce, aux nombreuses interventions de la police et à ce harcèlement des points de deal qu’il y a eu ces réactions inacceptables », a ajouté le ministre.

« Le travail des policiers compte. Leur travail paie et ça se voit. Je voudrais aussi dire à ces trafiquants, qui pensent qu’en menaçant ils vont décourager les policiers, qu’ils se trompent parce qu’on va en rajouter et continuer les interventions dans les points de deal ».

« Il y a eu en Seine-et-Marne depuis le début de l’année 210 kg de cannabis saisis, 255 gardes à vue dans ces trafics », a insisté Gérald Darmanin. « Là où il y a des menaces proférées contre les forces de l’ordre, elles ont toujours lieu le lendemain ou le surlendemain d’actions menées par les services de police ou de gendarmerie ».

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