Présidentielle - Le naufrage d'Anne Hidalgo : Après sa proposition de primaire à gauche... Ecolos, Insoumis, Verts et François Hollande lui disent... "NON"

par Jeanmarcmorandini.com

La présence de la gauche à la naufrage ressemble de plus en plus à un lent naufrage... Engluée dans les sondages, Anne Hidalgo a proposé hier soir l'organisation d'une primaire à gauche pour désigner un candidat unique pour la présidentielle, invitation aussitôt déclinée par les communistes et les Insoumis qui moquent une "proposition de la dernière chance".

"Organisons une primaire de la gauche, que viennent participer à cette primaire les candidats qui veulent gouverner ensemble", a déclaré la maire de Paris, invitée du JT de 20H00 sur TF1, alors qu'elle est toujours à la peine dans les sondages après trois mois de campagne, cantonnée entre 3 et 7% des intentions de vote.

A quatre mois du scrutin, elle a précisé qu'elle maintiendrait sa candidature si son appel n'était pas entendu.

Anne Hidalgo n'était pourtant pas du tout favorable à une primaire mercredi matin, sur France 2, elle disait qu'une union à gauche "ne fonctionnerait pas" et "serait perçue comme artificielle" "parce que il y a des candidats qui sont déclarés depuis très longtemps".

Mais à peine sa déclaration achevée, Insoumis, communistes, et écologistes ont opposé un refus net à une telle primaire.

- Les écolos : "La candidate socialiste reconnaît l'incapacité du PS à être force motrice. Dont acte. Le projet d'avenir c'est l'écologie. La primaire a déjà eu lieu et le candidat c'est Yannick Jadot", a twitté Julien Bayou, secrétaire national EELV.

- Les Insoumis : Pour LFI, le député Eric Coquerel a considéré, interrogé par l'AFP, que la maire de Paris proposait "la méthode qui a perdu en 2017" lorsque Benoît Hamon avait remporté la primaire PS pour échouer à 6% des voix au premier tour de la présidentielle. "Elle est dans une situation qui l'oblige à éviter ce que lui promettent les sondages", a ajouté M. Coquerel, jugeant que s'il "y a une exigence d'une union la plus large possible, elle ne peut pas être artificielle, comme si on avait simplement affaire à plusieurs têtes de gondoles qui proposeraient le même contenu".

- Les communistes : Refus net aussi chez le candidat communiste Fabien Roussel. "Une primaire permet seulement de régler un problème de casting, or le problème de la gauche aujourd'hui c’est qu'elle ne parle plus aux classes populaires. Fabien Roussel est candidat et le restera", a assuré son entourage à l'AFP.

- François Hollande : Au sein même du PS, certains n'y croient guère, comme l'ancien président François Hollande qui a jugé sur BFMTV qu'"une candidature d'union n'a de sens que si tous les candidats partagent les mêmes propositions. Or on sait que ce n'est pas le cas". Arnaud Montebourg, lui aussi au plus bas dans les intentions de vote, avait fait un peu plus tôt mercredi un appel similaire à se rassembler, en "offrant" sa candidature" à "un projet commun".

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