La Chapelle-sur-Erdre - Voici minute par minute comment s'est déroulée l'attaque : Prise d'otage, agression de policiers, fusillade...

par Jeanmarcmorandini.com

Dans cette ville calme de La Chapelle-sur-Erdre, vers 10h20, un individu s'est présenté dans les locaux de la police municipale en raison d'un "problème de véhicule". Reçu par une policière municipale qui était seule, "il s’est jetée sur cette personne et lui a porté plusieurs coups de couteau, la blessant à la main et aux jambes". Elle a été sérieusement blessée mais ses jours ne sont plus en danger. Deux personnes, alertées par le bruit, vont tenter de maîtriser l'agresseur mais celui-ci va les menacer avec son couteau et le revolver contenant six balles subtilisé à la policière et s'enfuir.

L'homme, âgé d'une quarantaine d'années, va ensuite croiser un policier municipal qui va tenter lui aussi de le maîtriser. Mais l'agresseur lui porte un coup de couteau "qui va être bloqué par le gilet pare-balles", a expliqué le procureur. - Schizophrène et radicalisé - Ce multirécidiviste, condamné pour des faits de droit commun, va prendre sa voiture et avoir un accident quelques centaines de mètres plus loin et continuer sa cavale à pied.

Puis il va se réfugier dans un appartement où vit une jeune femme, âgée de 19 ans selon une source proche de l'enquête. Il va la séquestrer pendant environ 2H30, d'après M. Sennès. Depuis le balcon de cet appartement, "il va commencer à ouvrir le feu sur les gendarmes" en faction devant la gendarmerie, située juste en face, et qui vont répliquer sans le blesser. Le fugitif quitte alors l'appartement et se retrouve dans un champ jouxtant la gendarmerie.

Il va alors pointer son arme vers les gendarmes et tirer "trois coups de feu sûr, peut-être quatre". Un gendarme est atteint au genou, un second au coude par un projectile, et l'un des deux reçoit en outre une balle "qui se bloque dans le gilet pare-balles". Les gendarmes vont riposter et le toucher à l'abdomen. L'homme "va décéder après de nombreuses minutes de tentatives de réanimation par les secours", d'après M. Sennès.

Selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui s'est rendu sur les lieux, 250 gendarmes ont été mobilisés pour arrêter cet homme dont il a dévoilé le profil. "Cet individu français né en France, (...) est connu des services de police, sortait de prison et en 2016 il avait été signalé pour une pratique rigoriste de l'islam pour radicalisation et ainsi inscrit au fichier FSPRT" (Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste), a dit M. Darmanin.

L'homme, qui avait purgé une peine de huit ans d'emprisonnement prononcée pour vol aggravé et séquestration, était diagnostiqué comme schizophrène.

D'après une source proche du dossier, "la radicalisation en prison est fortement liée à la maladie psy".

Pierre Sennès a indiqué que la policière n'avait pas encore pu être entendue en raison de son état de santé, tout comme la jeune fille séquestrée, choquée. Lors de la perquisition réalisée au domicile de l’agresseur, des supports numériques ont été découverts et étaient "en cours d’exploitation",

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