EXCLU - Epuration ethnique - Malgré les condamnations, les saisies de la justice puis du CSA, Gilles Platret persiste et signe : "Je ne retire pas un mot à ce que j'ai dit"

par Jeanmarcmorandini.com

La petite phrase prononcée mardi sur le plateau de Morandini Live par le Vice-Président des Républicains, Gilles Platret; sur CNews, affirmant qu'il y avait une épuration ethnique dans certains quartiers en France continue à provoquer des remous. Le jour même les invités en plateau, mais également Jean-Marc Morandini s'étaient émus de cette expression violente.

« Dans certains quartiers, moi je sens une espèce d'épuration ethnique. Vous avez des personnes d'origines étrangères qui chassent, petit à petit, ce qu'on appelle en démographie des natifs, des gens qui sont originaires du pays, pour faire la place. » Deux jours après avoir tenu ces propos ur Cnews, Gilles Platret, vice-président des Républicains, s'est fait rappeler à l'ordre par Damien Abad, le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale.

Aurélien Taché, député, ancien membre de LREM et fondateur des Nouveaux démocrates de son côté a annoncé avoir saisi le procureur de la République sur la base de l’article 40 du Code de procédure pénale. Une décision qui n’a pas effrayé le moins du monde le vice-président des Républicains. Gilles Platret a remis une pièce dans la machine en lui rétorquant sur son compte Twitter : « Quand la dénonciation à l’ombre de l’article 40 vient d’un député qui a justifié la polygamie et qui défend le droit à toutes les cultures d’exister sur le sol français sauf la française, cela vaut toutes les médailles ! ».

Invités jeudi matin sur le plateau de Cnews, les deux hommes ont tenté de débattre tous les deux. Aurélien Taché a lancé : «L'épuration ethnique a un sens précis (...) ça s'est passé en ex Yougoslavie, vous avez essayé de retourner ça sur la situation française, ça ne repose sur aucune réalité ». Mais Gilles Platret persiste et signe : "Je n’ai pas un seul mot à retirer de ce que j’ai dit il y a deux jours, face à une situation intolérable qui se déroule dans un certain nombre de quartiers. "

Mais il n'y a pas que la justice qui va s'occuper de ce dossier, joint par puremedias.com, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a indiqué de son côté avoir été saisi de cette séquence, sans vouloir préciser le nombre de signalements reçus. Après visionnement de la séquence, une procédure d'instruction sera éventuellement lancée et pourra déboucher sur une possible décision de sanction du gendarme de l'audiovisuel.

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