"Un faux-cul de première" : Franck Dubosc attaqué après son "énorme erreur"

"Un faux-cul de première" : Franck Dubosc attaqué après son "énorme erreur"Franck Dubosc avait pris position face au mouvement des Gilets jaunes et l'avait ensuite amèrement regretté après la polémique qui a suivi... © BestImage, Coadic Guirec

, publié le 7 novembre 2022

Parler de sujets politiques est une chose très délicate quand on est un artiste, encore plus une figure de l'humour. L'acteur et réalisateur Franck Dubosc en avait fait l'expérience avec les Gilets Jaunes. Désormais âgé de 59 ans ce 7 novembre, il en a tiré les leçons...

Chaleureusement accueilli avec sa réalisation Rumba la vie et de retour avec sa bande de copains pour la caméra d'Eric Lavaine dans Plancha, Franck Dubosc s'est imposé comme l'une des figures de la comédie française. À 59 ans - qu'il fête ce 7 novembre 2022 -, l'homme à la chevelure argenté et au regard bleu perçant possède une popularité sans faille. Ou presque. En 2018, l'acteur et réalisateur, papa de deux garçons avec Daniela, a été pris dans un tourbillon qui a sérieusement atteint son image.

Lors de la naissance du mouvement des gilets jaunes, Franck Dubosc avait souhaité montrer son soutien à ce mécontentement populaire lié à l'augmentation du prix du carburant, conséquence de la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Puis, voulant se démarquer d'attitudes qu'il a jugées trop violentes et haineuse, il avait déclaré devant des fans qu'il a croisés lors d'une tournée : "Les gilets jaunes c'est du passé, Monsieur. Ils sont trop haineux, trop hargneux, à dégager." Des propos qui ont rapidement mis le feu au poudre et pour lesquels le roi du rire avait voulu s'expliquer sur le plateau de Touche pas à mon poste. "J'ai fait une énorme erreur, l'erreur d'un homme qui a eu peur", s'était-il justifié avant de replacer dans son contexte ce volte-face pour le moins inattendu. "Je sors de spectacle, je suis fatigué, et il y a ce monsieur qui vient à un moment où il ne faut pas venir, et je craque, parce que je suis un être humain, avait-il expliqué. J'ai pas l'habitude de ça, je suis juste un clown, on me dit 'je t'aime bien', 'tu me fais rire' ou 'tu me fais pas rire'. Je me suis dit 'mais qu'est-ce que j'ai fait, pourquoi j'ai fait ça'."

Un mea culpa pour Franck Dubosc qui avait rappelé son attachement au mouvement : "Je sais d'où je viens, qui je suis, même si je suis très privilégié", avait-il rappelé en revenant sur ses origines modestes et le fait que parmi les Gilets jaunes se trouvent certains de ses proches. "En porte-parole, je n'ai pas les épaules, je vous desservirai. Mais en soutien, volontiers. Je peux peut-être vous apporter un tout petit peu, avec mes petits bras d'acteur, mes petits bras de clown", avait-il ajouté.

Retournement de veste ?

Des excuses et justifications qui n'avaient pas convaincu tous les téléspectateurs de TPMP et les gilets jaunes sur les réseaux sociaux. "Franck Dubosc ne m'aura pas convaincu ce soir. Il en fait trop, il fait l'acteur, on ne peut pas dire il y a trois jours des gilets jaunes, c'est du passé à dégager, et deux jours après venir à la télévision et porter un gilet jaune en disant je vous soutiens de tout mon coeur", avait rétorqué l'un d'eux. "Son retournement de veste [m'a] trop déçu", Dubosc est "un faux-cul de première" dont "on voit très bien qu'il joue un rôle et qu'il essaie d'émouvoir", lisait-on également.

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