Sofiane Bennacer accusé de "viols et violences" : Valeria Bruni-Tedeschi sort du silence face au "lynchage" de son compagnon

Sofiane Bennacer accusé de "viols et violences" : Valeria Bruni-Tedeschi sort du silence face au "lynchage" de son compagnonValéria Bruni Tedeschi, Sofiane Bennacer, Nadia Tereszkiewicz au photocall du film "Les Amandiers" lors du 75ème Festival International du Film de Cannes. © Cyril Moreau / Bestimage © BestImage, Cyril Moreau

, publié le 25 novembre 2022

Sofiane Bennacer est visé par des plaintes de viols et de violences, et a été mis en examen au mois d'octobre. Alors que "Libération" publie une enquête " à charge" sur le jeune homme de 25 ans, qui vient d'être retiré de la liste des nominations des César, sa compagne et réalisatrice du fillm "Les Amandiers", Valeria Bruni-Tedeschi, brise le silence.

La cérémonie des César ne s'attendait probablement pas à être assombrie par une affaire dont elle se serait bien passée. Alors que dans tout juste trois mois, Sofiane Bennacer, acteur principal du prochain film de Valeria Bruni-Tedeschi, Les Amandiers, était lui aussi attendu à la cérémonie qui l'a prénominé au César de la révélation masculine, il en a finalement été retiré. Une décision radicale prise par l'Académie après une sombre affaire. Le jeune homme de 25 ans est en effet visé par quatre plaintes d'ex-compagnes pour des faits de viols et de violences, déposées l'an dernier, et a été mis en examen au mois d'octobre. Des faits révélés par Le Parisien et BFM TV, et confirmés par le parquet de Mulhouse mercredi dernier.

Sofiane Bennacer, lui, s'en défend. Le mercredi 23 novembre, l'acteur a ainsi clamé son innocence par le biais de son compte Instagram. "Sommes-nous dans un état de non-droit, un état où la simple accusation sans fondement peut détruire une vie ? (...) Je vais peut-être me faire boycotter par le cinéma. De toute façon, je me suis fait humilier au plus profond de mon âme", avait-il fait savoir, affirmant sa volonté de "continuer à concourir pour les César". Finalement, il en a été décidé autrement à ses dépens. L'Académie a l'a retiré de la liste, "sans préjudice de la présomption d'innocence et par respect pour les victimes présumées". Depuis, c'est la Une de Libération qui a mis dans tous ses états Carla Bruni, soeur de la réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi, qui n'est autre que la compagne de Sofiane Bennacer et réalisatrice du film Les Amandiers.

Un pur lynchage médiatique
Mais pas seulement. Si l'épouse de Nicolas Sarkozy a fait savoir sa colère via Instagram, ce vendredi 25 novembre, ne mâchant pas ses mots - "Honte à toi Libération. (...) Je regrette de t'avoir lu. Je regrette de t'avoir acheté (...). Tu n'es qu'un pauvre organe de l'establishment que tu croyais combattre. Tu renies tes propres valeurs, tu renies tout ce que tu croyais et que je croyais avec toi", a-t-elle notamment écrit -, c'est au tour de Valeria Bruni-Tedeschi de sortir du silence. À l'AFP, la cinéaste de 58 ans a dénoncé un "lynchage médiatique", suite à la parution de l'enquête du journal Libération. "À ce jour tout le monde sait qu'il n'a pas été jugé, et un tel procédé relève, selon moi, d'un pur lynchage médiatique, procédé très éloigné d'une volonté d'informer de façon objective et impartiale", a écrit la réalisatrice du film dans un communiqué.

Elle assure aussi dans ce message avoir eu "connaissance" des "rumeurs" dont faisait l'objet le jeune acteur pendant le tournage de son film. "Mes producteurs ont exprimé des craintes et des réticences, mais je leur ai indiqué que ces rumeurs ne m'arrêtaient pas et que je ne pouvais pas envisager de faire le film sans lui", a-t-elle fait savoir. Valeria Bruni-Tedeschi souligne à quel point elle a été "impressionnée artistiquement par Sofiane Bennacer dès la première seconde du casting". Ajoutant que les réalisateurs lui "ont fait confiance, dans le respect qu'ils cultivent des choix artistiques de leur réalisateurs et réalisatrices". "Je les en remercie, et prends pleinement la responsabilité de mon choix. Plus tard, nous avons eu connaissance du fait qu'une plainte avait été déposée", continue la cinéaste. Elle se dit "indignée", que la présomption d'innocence soit ainsi "piétinée" par le média. Vendredi 25 novembre, au matin, Patrick Sobelman, l'un des deux producteurs du film Les Amandiers avait assuré que la production ne savait rien de ces faits avant de l'engager.

Sofiane Bennacer reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'à la clôture définitive de l'affaire.

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