Nicolas Bedos raconte les derniers instants de vie de son père

Nicolas Bedos raconte les derniers instants de vie de son père
Nicolas Bedos au photocall du film Oss 117 : Alerte Rouge En Afrique Noire lors du 74ème festival international du film de Cannes, le 17 juillet 2021.

Depuis le décès de son père en 2020, Nicolas Bedos se confie très régulièrement et sans filtre sur son chagrin. Invité dans le portrait de la semaine de l'émission Sept à huit, le 25 juillet 2021, l'acteur est une nouvelle fois revenu sur cette disparition. L'occasion pour lui de partager avec les téléspectateurs quelques-uns des derniers instants vécus en compagnie de son illustre père.

Le 28 mai 2020, Guy Bedos s'éteignait des suites de la maladie d'Alzheimer. Depuis, Nicolas Bedos ne cesse de s'exprimer sur le sujet. En effet, père et fils étaient particulièrement proches, au point même de partager le même point de vue sur l'euthanasie. Invité dans l'émission Sept à huit, Nicolas Bedos a sous-entendu avoir eu recours à ce processus, illégal en France, pour laisser son père partir avec dignité. "Il y a des pères qui partagent la passion du football ou de la guitare avec leur fils, mon père et moi avons toujours eu en commun une relation étroite avec l'envie de débrancher la machine", a-t-il révélé.

"C'est insupportable"

Dévasté par la maladie de son père, Nicolas Bedos parvient pourtant à voler quelques derniers instants de répit. "Cette barbare maladie qui a un peu foutu le bordel dans sa mémoire et dans son esprit... J'ai réussi à voler au temps quelques moments de lucidité formidables. Il a vu la Belle époque, ça n'a pas duré longtemps. J'ai eu du rab à certains moments. Et puis son sourire...", s'est-il souvenu avec émotion. Malheureusement, la réalité les rattrape rapidement. "Il devient à un moment exactement ce que pendant des décennies, il nous a fait promettre de ne pas le laisser le devenir. C'est-à-dire que j'ai, cet homme que j'aime et j'ai sa voix, le souvenir de son discours, de son propos, de son regard, qui est au-dessus de mon épaule qui semble me pousser à une sorte d'injonction et qui me dit 'laisse-moi'. Et ça c'est insupportable...", a conclu Nicolas Bedos avec tristesse.

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