Jamel Debbouze se confie sur son "syndrome de l'huissier"

Jamel Debbouze se confie sur son "syndrome de l'huissier"
Jamel Debbouze lors de la montée des marches du film "Les Misérables" à l'occasion du 72e Festival International du Film de Cannes, le 15 mai 2019.

S'il est aujourd'hui célèbre et financièrement à l'abri, Jamel Debbouze n'en reste pas moins craintif. Élevé dans une famille nombreuse et pauvre, l'humoriste vit dans la crainte de perdre tout ce qu'il a réussi à obtenir. Invité sur le plateau de Sept à Huit ce dimanche 3 juillet 2022, il est revenu sur les origines de cette angoisse perpétuelle.

Jamel Debbouze n'a jamais renié ses racines. Loin de sa vie actuelle faite de strass et de paillettes, l'humoriste franco-marocain a grandi dans une famille aimante mais qui a toujours été sur le qui-vive question argent. Issu d'une classe sociale pauvre, lui et sa fratrie ont parfois dû sauter des repas comme il l'a expliqué face à Audrey Crespo-Mara dans le portrait de la semaine de l'émission Sept à Huit. "Je vous rassure, on a toujours mangé à notre faim. Mais il arrivait que parfois, il n'y ait pas ce qu'il faut dans le frigo, et donc ma mère criait "Ramadan surprise", et on était au diapason, on savait que ça allait être chaud aujourd'hui", a-t-il raconté en souriant.

"Je resterai toute ma vie un pauvre"

Malgré ces difficultés quotidiennes, le mari de Mélissa Thieuriau estime avoir eu une belle enfance. "C'était pas très marrant, mais ramené d'une manière tellement drôle, tellement gracieuse, que tout passait", a-t-il expliqué avant de décrire son enfance comme "extraordinaire".

À la question de savoir s'il n'a pas peur de "s'embourgeoiser", l'humoriste est d'ailleurs catégorique. "C'est très enrichissant de voyager dans les classes sociales. Je resterai toute ma vie un pauvre, j'aurai tout le temps le syndrome de l'huissier, tout le temps peur que ça s'arrête, et de me retrouver dans un ascenseur qui pue la pisse", a-t-il conclu, avec sérieux cette fois.

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