Frédéric Beigbeder évoque son enfance sans tabou : "Il y avait du sexe partout"

Frédéric Beigbeder évoque son enfance sans tabou : "Il y avait du sexe partout"
Frédéric Beigbeder lors d'une séance de dédicaces sur le plage de l'Hôtel Amour à Nice, le 2 juillet 2021.

Si Frédéric Beigbeder est aujourd'hui écrivain sans le moindre tabou, c'est surtout le résultat d'une enfance pleine de contradictions. Dans un entretien accordé à Madame Figaro et publié le 17 février 2022, l'homme de lettres est revenu sur cette époque particulière où la France cherchait à se libérer de ses entraves conservatrices.

Né en plein milieu des années 1960, à une époque souvent considérée comme faisant partie du célèbre baby-boom, Frédéric Beigbeder grandit au sein du mouvement hippie. Bercée par des slogans prônant la liberté d'esprit et de corps, le petit garçon assiste à des scènes et entend des conversations qui ne sont pas destinées à un enfant de son âge. "J'ai l'impression que la génération X, entre les boomers et les milléniaux, n'a pas énormément raconté son histoire... (...) C'était les seventies, avec des parents qui se libèrent de tout, y compris de leurs enfants, lesquels se retrouvent déboussolés et parfois maltraités... Quand j'était petit, il y avait du sexe partout, on croisait des exhibitionnistes en marchant dans les rues !", a-t-il expliqué dans les colonnes de Madame Figaro.

"J'ai été battu par des prêtres"

Comme beaucoup, celui qui s'est lancé dans la vodka écolo a aussi subi des traumatismes marquants. "J'ai été battu par des prêtres dans une école catholique, et dans le même temps j'étais très libre - j'allais seul à l'école à 7 ans ! On était souvent seul, en fait. Seul devant la télé ou seul au milieu de beaucoup de monde", a-t-il raconté ensuite.

Bien qu'il ait suivi une éducation catholique, cela ne l'empêchait pourtant pas de fréquenter des lieux de fête... en compagnie de ses parents ! En effet, le jeune Frédéric avait pour habitude d'aller en boîte de nuit avec ces derniers. "À 13 ans, j'étais chez Castel avec ma mère et mon beau-père. Est-ce que j'étais à ma place dans ce club à cet âge ? Sans doute pas, et dans le même temps, cela me fascinait - tellement que je suis resté chez Castel toute ma vie !", a-t-il finalement conclu.

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