Clara Luciani complexée : "Je ne corresponds pas aux canons de la féminité"

Clara Luciani complexée : "Je ne corresponds pas aux canons de la féminité"
Clara Luciani lors du concert "Unis pour le Liban" à l'Olympia à Paris, le 1er octobre 2020.

Souvent harcelée lorsqu'elle était plus jeune, Clara Luciani ne cache pas son enfance compliquée et a pour habitude de régulièrement se confier sur cette période de sa vie. Jeudi 26 août 2021, la chanteuse est notamment revenue sur ses quelques complexes lors d'une interview accordée au magazine Psychologies, dont elle est en couverture pour le numéro de septembre.

Silhouette androgyne, look vestimentaire vintage, grain de voix particulier... Clara Luciani ne rentre décidément pas dans les codes de notre société actuelle. Si l'artiste est aujourd'hui très fière de ses petites particularités, ces années de harcèlement semblent tout de même avoir laissé quelques traces. "Quand je me vois en une des magazines, c'est un peu comme si ça n'était pas vraiment moi... Tant mieux : me voir, ce n'est pas ce que je préfère...", affirme-t-elle un brin gênée avant de préciser : "Je n'ai jamais été très à l'aise avec mon physique..."

"J'étais beaucoup moquée"

Critiquée pour de nombreuses raisons, la chanteuse a notamment beaucoup souffert de sa grande taille qu'elle a longtemps considérée comme un handicap. "À 11 ans, je mesurais déjà un mètre soixante-seize et j'étais beaucoup moquée. J'ai grandi en me sentant mise de côté, et je continue de me voir exactement comme si j'étais cette enfant-là", a-t-elle expliqué. Des années de mise à l'écart qui ont eu des conséquences sur la jeune adulte qu'elle est aujourd'hui. "Je ne sais pas bien comment me comporter, dans un contexte de groupe ou de séduction. J'ai l'impression qu'il me manque certains codes : j'ai un corps androgyne, je ne porte pas de robes, je ne corresponds pas aux canons de la féminité", a-t-elle affirmé.

Si la jeune femme assure être quelqu'un de très "mélancolique", elle admet cependant que la lassitude de son enfance lui a permis de développer sa créativité. "Je n'avais pas d'amis, et je me suis toujours ennuyée. Je faisais des spectacles à la récré, j'y distribuais un journal, que j'avais fabriqué avec mon papa, j'écrivais la suite de Harry Potter et puis il y avait la musique...", a-t-elle conclu.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.