Audrey Fleurot a été "traumatisée" par le harcèlement de rue durant sa jeunesse

Audrey Fleurot a été "traumatisée" par le harcèlement de rue durant sa jeunesse
Audrey Fleurot, marraine de la 3e édition du Festival des Jardins dans les Alpes-Maritimes, du 9 mai au 9 juin.

Star de "HPI", série de TF1 dont la saison 2 est en préparation, Audrey Fleurot revient aujourd'hui sur une période plus sombre qui a marqué sa jeunesse. Victime à plusieurs reprises de harcèlement de rue, elle a décidé de témoigner dans les colonnes de Paris Match en kiosque jeudi 26 août 2021.

Pour l'actrice française, le mouvement #MeToo qui soutient aujourd'hui la prise de paroles des femmes est une grande avancée. Durant sa jeunesse, il fallait faire sans et trouver des alternatives pour éviter les agressions à répétition sans pour autant en parler : "Le mouvement #MeToo m'a fascinée parce que beaucoup d'hommes ont réalisé ce que toutes les femmes savent, mais n'avaient jamais dit : quand tu es une fille, tu te fais tout le temps agresser. Et tu dois trouver des parades."

"À un moment (...) je sortais la bombe lacrymo"

Pour pouvoir gérer les remarques de rue, Audrey Fleurot avait ses petites combines bien à elles. "Plus jeune, quand je rentrais le soir, je changeais mes talons pour des baskets, j'attachais mes cheveux, je mettais une capuche", confie-t-elle à l'hebdomadaire. Et de poursuivre : "J'ai commencé à faire du scooter à 20 ans parce que je n'en pouvais plus de me faire importuner dans le métro. À un moment, tu me demandais l'heure dans la rue, je sortais ma bombe de lacrymo tellement j'étais traumatisée." Elle en est aujourd'hui sûre : elle en a marre et ne le cache pas. "(...) Les commentaires sur le physique m'agacent", scande-t-elle, avant de conclure : "S'ils sont positifs, tu es censée être flattée. Mais si tu dis à un mec 'putain, tu as un beau cul', il sera choqué. Nous, c'est notre quotidien."

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