Thierry Beccaro évoque sa peur de la paternité : "Je ne voulais pas être père"

Thierry Beccaro évoque sa peur de la paternité : "Je ne voulais pas être père"
Thierry Beccaro assiste au dîner La Chaine de l'Espoir organisé par l'association Pharmavie au Pavillon Ledoyen à Paris, le 25 janvier 2018.

Battu tout au long de son enfance par un père alcoolique et particulièrement violent, Thierry Beccaro a longtemps cru qu'il ne pourrait pas être père à son tour. Dans un entretien récemment accordé au podcast Parents d'abord de Télé-Loisirs, l'animateur est revenu sur le jour où il a découvert la grossesse de sa compagne.

Sa peur de devenir père, Thierry Beccaro en a déjà longuement parlé. Traumatisé, l'animateur a vécu une enfance très difficile, sous les coups et menaces incessantes d'un père alcoolique et violent. Pourtant, celui qui souffre de dépression est bel et bien devenu papa d'une tribu de trois enfants, aujourd'hui devenus grands. S'il ne regrette rien, il admet sans mal avoir paniqué en apprenant la première grossesse de son ex-femme, en 1985. "Ça a été un tsunami, comme si la Terre s'ouvrait sous mes pieds. Je pensais qu'avoir un enfant, c'était forcément reproduire ce que j'avais vécu. (...) J'étais dévasté par ce que j'avais vécu même si personne ne le savait et même si je devais continuer à faire bonne figure. Je ne voulais pas être père...", a-t-il expliqué dans le podcast Parents d'abord.

"J'avais peur d'être un papa qui allait battre ses enfants"

Si Thierry Beccaro ne voulait pas être père, c'est avant tout parce qu'il avait peur de reproduire les violences de son propre paternel. "J'avais peur d'être un papa qui allait battre ses enfants... Donc je m'étais dit : 'Il faut que ça soit une fille'. Parce que dans mon esprit, comme ma soeur était témoin de ce que je vivais mais que mon père ne l'a jamais touchée, j'étais sûr que je ne reproduirais pas ce que j'avais vécu en tant que garçon", a-t-il raconté.

Heureusement, l'ancien animateur de l'émission Motus s'est montré très aimant et à l'écoute de ses enfants. "Au final, je n'ai jamais levé la main sur mes enfants", a-t-il conclu avec fierté.

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