"Envoyé spécial" sur Nicolas Hulot : Le parquet de Paris ouvre une enquête pour "viol" et "agression sexuelle"

"Envoyé spécial" sur Nicolas Hulot : Le parquet de Paris ouvre une enquête pour "viol" et "agression sexuelle"Bande-annonce d'"Envoyé spécial" sur France 2 © France 2

, publié le 26 novembre 2021

Le parquet indique ce vendredi avoir ouvert une enquête préliminaire après la diffusion du reportage incriminant l'ex-animateur sur France 2 jeudi soir.

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire après la diffusion d'"Envoyé spécial" hier. Dans le magazine de France 2, plusieurs femmes ont accusé Nicolas Hulot de violences sexuelles. Deux autres ont ensuite adressé par écrit à France 2 des témoignages accusant d'agressions sexuelles l'ancien ministre du gouvernement Edouard Philippe, dont l'animatrice Maureen Dor. Les faits allégués datent de 1989 à 2001 et sont a priori prescrits.

Le parquet de Paris a néanmoins décidé ce vendredi d'ouvrir une enquête des chefs de viol et agression sexuelle, comme il l'annonce dans un communiqué de presse. Comme le souligne la procureure de Paris, Laure Beccuau, le reportage de France 2 met en cause Nicolas Hulot "pour des faits susceptibles d'avoir été commis à Paris à l'égard d'une victime mineure". Les investigations ont été confiées à la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne. "Elles s'attacheront à déterminer si les faits dénoncés peuvent caractériser une infraction pénale et si, au vu de leur ancienneté, la prescription de l'action publique est acquise", annonce le parquet.

"Affirmation purement mensongères" selon Nicolas Hulot

Présumé innocent, Nicolas Hulot s'est défendu sur BFMTV mercredi et hier dans "Envoyé spécial" sur France 2. Sur la chaîne info mercredi, il a qualifié les accusations le visant d'"affirmations purement mensongères". "Je veux dire que ni de près ni de loin, je n'ai commis ces actes", a-t-il affirmé au micro de Bruce Toussaint, dénonçant sur France 2 "un procès médiatique (...) fait à l'avance". "Je n'ai même pas envie de me défendre, ça ne m'intéresse plus. De toute façon, la parole des gens mis en cause aujourd'hui, elle est de fait dénaturée et suspecte", a-t-il ajouté dans un échange avec Elise Lucet, enregistré à son insu selon son avocat, Alain Jakubowicz.

Sur BFMTV, l'ex-ministre de la Transition écologique a par ailleurs annoncé se retirer "définitivement la vie publique". "Je suis écoeuré, je vais vivre pour ma famille, mes amis, je quitte mon engagement, je ne m'exprimerai plus. Je ne me reconnais plus dans cette société", a-t-il affirmé.

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