"Complément d'enquête" révèle une affaire jamais sortie de vol de mobiliers au château de Versailles

"Complément d'enquête" révèle une affaire jamais sortie de vol de mobiliers au château de Versailles"Complément d'enquête" révèle une affaire jamais sortie de vol de mobiliers au château de Versailles © France 2

, publié le 6 octobre 2022

Le magazine de France 2, "Complément d'enquête", va révéler ce soir un scoop : le vol de meubles issus du château de Versailles par l'ancien directeur du monument historique. puremedias.com vous propose de découvrir en avant-première cette séquence.

Avant-première. Une affaire jamais révélée. Ce soir, à 23h sur France 2, "Complément d'enquête" se penche sur le patrimoine de l'état avec un sujet baptisé "Où sont passés les joyaux de la République ?". Le magazine de Tristan Waleckx évoque notamment les enquêtes de police depuis trois ans sur de mystérieuses disparitions d'oeuvres, dont sept qui se sont volatilisées dans le palais présidentiel. La valeur du préjudice pour l'Etat est estimée à 86.000 euros. Une plainte a d'ailleurs été déposée.

Au cours de l'enquête menée par les journalistes Frédéric Roullier et Matthieu Darnon, "Complément d'enquête" a décroché un scoop : le vol de mobiliers au château de Versailles par... le directeur du monument historique. puremedias.com vous propose de découvrir en avant-première cette affaire révélée par France 2 ce soir.

"Il souhaitait vendre l'ensemble des mobiliers qui se trouvaient dans son appartement"

Dans son sujet, le magazine de la Deux explique qu'une table du château de Versailles a failli être dérobée. "Tout commence par un coup de téléphone passé aux enquêteurs de l'OCBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, ndlr)", ajoute la voix off de l'émission. "En août 2017, on est contacté par des conservateurs de Versailles qui sont surpris de constater la mise en vente d'un meuble chez un antiquaire versaillais, portant des marques du mobilier national", raconte Thomas Leclaire, capitaine de police de l'OCBC.

Les journalistes de France 2 sont partis interroger l'antiquaire qui propose "des meubles interdits à la vente", Henri Morlon. "A l'époque, il est contacté par un certain Hubert Astier", précise la voix off. "Monsieur Astier est un nom qui me disait quelque chose. Je lui ai demandé si c'était bien lui le monsieur Astier, président de l'établissement public de Versailles. Il m'a dit : 'Oui, c'est tout à fait moi'", répond le propriétaire de la boutique d'antiquités. Et d'ajouter : "Je me suis rendu chez lui. Il m'a reçu avec sa femme. Il m'a dit qu'il souhaitait vendre l'ensemble des mobiliers qui se trouvaient dans son appartement".

"Il a eu un rappel à la loi... Rien de plus"

"Est-ce qu'à ce moment-là, ça vous traverse l'esprit que ces meubles puissent appartenir à l'Etat ?", lui demande le reporter de "Complément d'enquête". Ce à quoi l'antiquaire rétorque : "Non. Pas du tout. D'une part, j'étais en confiance avec monsieur Astier. Il a une notoriété. Je n'ai même pas pensé à retourner les fauteuils. Si je les avais retournés, j'aurais vu la fleur de lys. La fleur de lys, ça veut dire que c'est du mobilier qui appartient au château". L'émission indique que le directeur du château de Versailles a cédé 18 pièces du monument historique à l'antiquaire, pour un total de 3.000 euros.

Selon le magazine d'enquête, Henri Morlon n'a jamais été poursuivi en justice. De son côté, Hubert Astier "risquait jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende pour vol et recel d'oeuvres d'art", présente "Complément d'enquête". "Mais au final, il a eu un rappel à la loi... Rien de plus", conclut le capitaine de police de l'OCBC.

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