Ce soir à la télé : Une oeuvre forte qui hante durablement l'esprit

Ce soir à la télé : Une oeuvre forte qui hante durablement l'espritLa bande annonce de "Roubaix, une lumière" © Shanna Besson

, publié le 17 octobre 2022

Le film "Roubaix, une lumière", qu'Arte diffuse ce soir, a été adapté par Arnaud Desplechin à partir d'un documentaire qui l'a marqué il y a une dizaine d'années.

Tout est parti d'un documentaire. Arte diffuse pour la première fois en clair ce soir à partir de 20h55 le film "Roubaix, une lumière", mis en scène par Arnaud Desplechin. Le réalisateur a voulu adapter sur grand écran le documentaire "Roubaix, commissariat central, affaires courantes", diffusé en 2008 à la télévision et consacré notamment au meurtre d'une personne âgée par deux jeunes femmes. "Pourquoi n'ai-je jamais pu oublier ces images ? C'est que d'habitude, je ne sais m'identifier qu'aux victimes. Je n'aime pas beaucoup les bourreaux. Et pour la première et unique fois de ma vie, chez deux criminelles, je découvrais deux soeurs", raconte le metteur en scène, cité par "*".

"Je veux offrir un visage à ces deux femmes"

L'action du film se déroule à Roubaix, un soir de Noël avec un chef de la police locale, Daoud, campé par Roschdy Zem et des voisines de la victime interprétées par Léa Seydoux et Sara Forestier. Deux jeunes femmes amoureuses l'une de l'autre et que les circonstances accusent puisqu'elles sont toxicomanes et alcooliques. "Le crime n'est pas montré. Mais les deux meurtrières vont rejouer la scène, autour d'une absence. À Daoud, elles offrent leur témoignage, et reviennent ainsi parmi l'humanité. À la suite de Daoud, je veux offrir un visage à ces deux femmes, me reconnaître en elles, sans les juger", poursuit Arnaud Desplechin dans sa note d'intention. Le professionnel s'est inspiré du film d'Alfred Hitchock, "Le faux coupable", adapté lui aussi d'un vrai fait divers.

Roschdy Zem a remporté en 2020 le César du meilleur acteur grâce à son interprétation ; le premier de sa carrière. "Roubaix, une lumière", vu par un peu moins de 400.000 spectateurs lors de sa sortie en 2019, a pu compter sur l'adhésion de la presse, mais aussi des spectateurs d'"Allociné", avec une note moyenne de 3,6 sur 5. "Libération" salue "une intensité théâtrale et une densité romanesque que le documentaire initial ne contenait qu'à l'état brut". Pour "La voix du Nord", le long-métrage français est même "une oeuvre forte qui hante durablement l'esprit".

* site du groupe Webedia, éditeur de puremedias.com

Vos réactions doivent respecter nos CGU.