"Ca fait un an que ça dure..." : La streameuse Ultia dépose plainte pour "cyberharcèlement"

"Ca fait un an que ça dure..." : La streameuse Ultia dépose plainte pour "cyberharcèlement"

, publié le 2 décembre 2022

La créatrice de contenus prend la parole dans "Mediapart". Elle raconte les insultes et les menaces de viol qu'elle reçoit depuis plusieurs mois.

Elle prend la parole. Dans un entretien accordé à "", la streameuse Ultia, forte de plus de 265.000 abonnés sur Twitch, annonce avoir déposé plainte pour "cyberharcèlement" après les nombreuses insultes, menaces de viol et montages pornographiques reçus ces derniers mois.

"Je commence à être fatiguée"

Ces violentes attaques ont débuté lorsqu'elle a dénoncé les propos déplacés d'un autre vidéaste, Inoxtag*, lors du ZEvent 2021. Si les deux créateurs de contenus ont échangé calmement dans un "live" et que le jeune youtubeur a compris la portée des propos qu'il a tenus et s'est excusé, des internautes n'ont pas apprécié l'intervention d'Ultia et ont débuté des vagues régulières de harcèlement contre la streameuse. Dernier fait en date, elle a été la cible d'insultes lors du Eleven All Stars, un match de football entre des vidéastes français et espagnols, alors qu'elle n'avait pas dit un mot.

C'est à la suite de cet événement qu'Ultia a décidé de déposer plainte pour "cyberharcèlement". "Je commence à être fatiguée. Je me dis que c'est infini et que ça ne se terminera jamais", a-t-elle confié à "Mediapart", racontant récemment avoir "au moins bloqué 4.000 personnes sur Twitter" : "Ce qui représente quasiment au moins autant de messages". "Et au final, dans cette plainte, il n'y a que les messages de ces trois dernières semaines ! Mais ça fait un an que ça dure... C'est fou...", a ajouté la streameuse.

D'autres streameuses dénoncent le sexisme en ligne

Mi-octobre, Maghla, une autre streameuse vedette française, avait dénoncé sur les réseaux les vagues de sexisme dont elle est victime. Dans un thread Twitter, elle avait rédigé une série de messages pour pointer du doigt des propos déplacés venant de diverses plateformes, de Twitch à Reddit, en passant par Discord. Après un live avec ses viewers le 23 novembre, la créatrice de contenus avait découvert que des internautes avaient fait des "clips" sur Twitch, en pointant sa tenue avec des propos dégradants. C'est cette énième vague de sexisme qui avait été la goutte d'eau pour Maghla.

*Ce youtubeur collabore avec Webedia, société éditrice de puremedias.com.

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