Après son licenciement de BFMTV et de RMC, Jean-Jacques Bourdin rebondit sur Sud Radio

Après son licenciement de BFMTV et de RMC, Jean-Jacques Bourdin rebondit sur Sud RadioValérie Pécresse face à Jean-Jacques Bourdin dans "La France dans les yeux" sur BFMTV © Photo Yann Audic

, publié le 24 août 2022

Cette nouvelle émission sera baptisée "Parlons vrai chez Bourdin".

Jean-Jacques Bourdin fera bien sa rentrée dans les médias cette saison. Discret depuis l'annonce de son licenciement du groupe Altice (BFMTV, RMC) en juin dernier, le journaliste de 73 ans est sorti du silence en début d'après-midi sur Twitter pour annoncer son arrivée sur Sud Radio. L'ancien matinalier héritera d'une émission qui portera son nom et qui sera diffusée du lundi au vendredi. De 10h30 à 12h30, les auditeurs pourront désormais entendre "Parlons vrai chez Bourdin", un titre donné en référence au slogan de la radio. Cette émission sera donc diffusée en lieu et place de la tranche jusqu'à présent animée par Valérie Expert. La journaliste sera toujours présente entre 9h et 10h30 à la rentrée.

"Faire le métier qu'on aime est une chance !"

"Faire le métier qu'on aime est une chance ! Le mien c'est vous informer, poser des questions, partager avec vous", a commenté Jean-Jacques Bourdin, qui renouera donc le contact avec les Français dès lundi. Dans un communiqué, Sud Radio confirme cette arrivée et annonce que le journaliste accueillera également dans son émission "de nombreux invités, spécialistes et experts, pour commenter et décrypter l'actualité". Des face-à-face modérés par Jean-Jacques Bourdin seront également organisés. Une recette qui est la marque de fabrique du professionnel de l'info depuis des années. Patrick Roger, le patron de Sud Radio, souligne la "très forte empathie avec le public" de sa nouvelle recrue.

Ces derniers temps, LCI puis CNews avaient publiquement fermé la porte à une éventuelle arrivée de Jean-Jacques Bourdin sur leurs antennes respectives. "Ce n'est ni le profil de personne, ni le genre d'émission que nous souhaitons sur notre antenne", avait par exemple tranché Serge Nedjar, le patron de CNews, dans "Le Parisien" le mois dernier.

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En fin de saison, le groupe Altice avait annoncé le licenciement de son ancien journaliste vedette, après près de 20 ans de collaboration, "en raison des événements intervenus et portés à la connaissance de la direction au cours de l'année 2022". Le 23 janvier, décision avait été prise de "retirer temporairement" Jean-Jacques Bourdin des antennes du groupe après la révélation d'accusations d'agressions sexuelles. Le groupe avait dans le même temps diligenté une enquête interne mi-janvier, après avoir appris "par voie de presse" que son journaliste était visé par une plainte pour "agression sexuelle".

Une plainte classée sans suite pour prescription

Cinq jours plus tôt, le parquet de Paris avait, pour rappel, décidé d'ouvrir une enquête du chef d'agression sexuelle après le dépôt, le 11 janvier, d'une plainte visant le matinalier star de BFMTV. Celle-ci a depuis été classée sans suite pour prescription. L'intervieweur politique était accusé par l'ancienne présentatrice météo de BFMTV, Fanny Agostini, d'avoir tenté de l'embrasser de force à plusieurs reprises en 2013, dans la piscine d'un hôtel de Calvi (Haute-Corse). Quelques jours plus tard, une seconde femme avait aussi déposé une plainte pour agression sexuelle, harcèlement et exhibition sexuelle, accusant Jean-Jacques Bourdin de faits survenus à la fin des années 1980. "Je dénonce l'instrumentalisation publique de cette procédure et déplore les atteintes graves qui ont été portées à ma vie personnelle et à ma vie professionnelle", avait réagi à l'époque Jean-Jacques Bourdin.

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