Après l'échec de sa fusion et de sa vente, M6 veut se développer "dans le domaine du streaming vidéo et des contenus"

Après l'échec de sa fusion et de sa vente, M6 veut se développer "dans le domaine du streaming vidéo et des contenus"Nicolas de Tavernost invité de "Good Morning Business" en 2021 © Julien Faure

, publié le 4 octobre 2022

Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6, a évoqué auprès du "Figaro" l'avenir de son groupe après l'annonce de RTL Group de sa volonté de rester l'actionnaire majoritaire.

Le groupe M6 veut continuer à aller de l'avant. Quelques heures après l'officialisation par RTL Group de sa volonté de renoncer à céder le groupe audiovisuel français, Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6, a accordé une interview au "". "Je me réjouis de voir à quel point notre groupe a suscité des intérêts très forts, concrétisés par des offres ambitieuses et conséquentes. Les offres reçues démontrent la qualité du travail effectué par les équipes de M6 tout au long de ces dernières années", commente le grand patron, alors que les noms de plusieurs prétendants avaient fuité dans la presse depuis quelques jours, comme ceux de Stéphane Courbit (Banijay), Xavier Niel et Daniel Kretinsky.

"De nombreuses perspectives de partenariat"

Pour Nicolas de Tavernost, les négociations avec les différents repreneurs intéressés, à commencer par TF1, qui ont lieu depuis le début de l'année 2021 n'ont pas été du temps perdu. Au contraire. "Durant toute la phase de dialogue avec les acquéreurs potentiels, de nombreuses perspectives de partenariats sont apparues", relève-t-il, tout en n'excluant pas la possibilité à l'avenir de "faire entrer des partenaires qui nous aideraient dans notre développement". Le groupe audiovisuel va désormais se concentrer sur le dossier de renouvellement de sa fréquence TNT auprès de l'Arcom.

M6 annonce poursuivre le développement de ses activités, "notamment dans le domaine du streaming vidéo et des contenus". Pour cela, le groupe privé va s'appuyer sur sa "pépite technologique", Bedrock, dont Nicolas de Tavernost se fait fort de rappeler qu'elle est déjà utilisée pour piloter des plateformes en Europe, comme aux Pays-Bas avec Videoland. "Nous aurons désormais du temps pour réfléchir sereinement à des stratégies susceptibles d'accélérer notre mutation", certifie Nicolas de Tavernost, dont le groupe a déjà donné un coup d'accélérateur l'an dernier à sa plateforme 6play, passant d'un "service replay+" à "une plateforme vidéo gratuite à la demande, populaire et grand public", dixit Frédéric de Vincelles, directeur général des programmes en charge des plateformes et du sport du groupe M6.

"M6 est l'une des sociétés européennes d'audiovisuel les moins endettées et disposant des moyens financiers les plus solides. Nous avons tout à fait les moyens d'investir et je souligne que, depuis trente-cinq ans, RTL Group nous a toujours suivis dans nos décisions d'investissement", conclut Nicolas de Tavernost.

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