Antoine de Caunes : sans filtre, il évoque sa "pure dépression"

Antoine de Caunes : sans filtre, il évoque sa "pure dépression"
Antoine De Caunes lors de la première du film "Glass" à la Cinémathèque de Paris, le 7 janvier 2019.

Devenu l'un des visages phares de Canal+ lorsqu'il a repris les commandes du Grand Journal en 2013, Antoine de Caunes a pourtant rapidement été remercié par la chaîne. S'il avait la possibilité de passer à autre chose sans aucun problème, il n'en est pourtant rien... Victime de cette décision précipitée, l'animateur a ensuite vécu une longue dépression.

Invité sur le plateau de l'émission On Est En Direct, le 27 novembre 2021, Antoine de Caunes est revenu sur son départ inattendu et forcé du Grand Journal, en 2015. Dévasté par la nouvelle, l'animateur assure avoir eu du mal à se relever. S'il a déjà évoqué sa dépression à plusieurs reprises, et notamment dans son livre autobiographique paru en octobre dernier et intitulé "Perso", l'ancien acolyte de José Garcia a accepté de livrer des détails supplémentaires. "C'est une pure dépression en fait. Je n'avais plus goût à rien. J'avais du mal à me lever et pourtant il fallait que je continue à fonctionner puisque j'avais un hebdomadaire à assurer", a-t-il expliqué face à Léa Salamé et Laurent Ruquier.

"J'étais là sans être là"

En proie à une lourde dépression qui a duré deux ans, Antoine de Caunes s'est donc vu obliger de continuer à travailler malgré tout. Une période sombre et compliquée sur laquelle il revient régulièrement dans le but d'alerter les consciences et de briser les tabous autour de ce trouble de la santé mentale. "C'est très étrange dans ce genre de métier qu'on fait, où on avance quoi qu'il arrive - où 'show must go on' comme on dit - j'ai eu une période d'entre-deux où j'étais là sans être là. Ça a été assez douloureux. Je mets 'douloureux' entre guillemets parce que je ne veux pas comparer ça à de véritables grandes douleurs mais ça me semblait important de le raconter", a-t-il affirmé. Et le présentateur de conclure : "C'est trop considéré comme une maladie, comme une tare. J'avais juste envie de dire que ça arrive à tout le monde et qu'on peut s'en sortir."

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