Que s'est-il passé le 11 novembre ? Retour sur l'histoire de l'Armistice

Que s'est-il passé le 11 novembre ? Retour sur l'histoire de l'Armistice
Désormais, le 11 novembre rend hommage à toutes personnes disparues pour la France.

Qui n'est pas heureux lorsqu'un jour férié approche ? Cela permet de faire une petite pause dans la semaine ou encore d'organiser un long week-end. Mais savez-vous que sous chaque jour férié se cache une petite histoire ? Voici celle du 11 novembre.

Affaiblie par ses défaites militaires successives et la capitulation de ses alliés (Autriche, Empire ottoman et la Bulgarie), l'Allemagne demande une trêve à cette Première Guerre mondiale, qui dura du 28 juillet 1914 au 11 novembre 1918.

Début novembre 1918, le chancelier allemand Max de Bade, face à ses hommes qui n'ont plus la force d'aller au combat, n'a plus le choix que de demander la suspension des hostilités. Le 8 novembre, les Allemands partent négocier et sont dans l'obligation de se rendre dans la forêt de Compiègne, dans le wagon-bureau du maréchal Foch, le commandant suprême des forces alliées. Ensemble, ils définissent les conditions de l'Armistice, avant de le signer définitivement.

Le lendemain, en Allemagne, l'empereur Guillaume II abdique et part se réfugier au Pays-Bas. Pendant ce temps-là, la République est proclamée et le nouveau gouvernement accepte les conditions de l'Armistice.

Après quatre longues années de guerre et plus de dix millions de morts, le 11 novembre 1918, l'Armistice est enfin signé à 5h45. Les hostilités sont elles suspendues le même jour à 11h.

Qu'est-ce qu'un armistice ?

Il faut savoir qu'un Armistice n'est pas l'arrêt total de la guerre, mais seulement une suspension provisoire afin de négocier une fin des hostilités. Celui signé le 11 novembre avait duré 36 jours. Reconduit à plusieurs reprises, ce n'est que le 28 juin 1919, lors de la signature des traités de paix à Versailles que la guerre fut réellement terminée.

Le 11 novembre célèbre le soldat inconnu

Bien avant la signature de l'Armistice, le 11 novembre devient une véritable commémoration dès le 20 novembre 1916, lorsqu'est lancée l'idée d'honorer le soldat inconnu, au moment de la bataille de Verdun. Le 11 novembre 1919, l'hommage pour la signature de l'Armistice se fait très discret. Organisé dans la chapelle des Invalides, par la présence du maréchal Foch, seule une minute de silence est organisée en l'honneur des personnes tombées pendant la guerre.

Puis, une loi est votée le 8 novembre 1920, imposant qu'un hommage soit rendu ce jour-là aux restes d'un soldat non identifié mort au champ d'honneur ; avant d'être inhumé le 28 janvier 1921 sous la voûte de l'Arc de Triomphe à Paris.

Peu à peu, la cérémonie prend une dimension nationale pour honorer tous les soldats morts aux combats. Les anciens combattants continuent à se battre face au Parlement, afin que le 11 novembre soit reconnu comme fête nationale. C'est l'objet de la loi du 24 octobre 1922.

En 1923, c'est André Maginot qui, ministre de la guerre et des pensions, allume le 11 novembre une flamme du souvenir. Depuis, elle est rallumée tous les soirs à 18h30.

2012 : le 11 novembre commémore tous les morts pour la France

Désormais, le 11 novembre est bien plus que le souvenir de la signature de l'Armistice en 1918 ou la commémoration des soldats tombés sous les balles de la Première Guerre mondiale. Le 28 février 2012, l'hommage est étendu à tous les morts pour la France, regroupant ainsi les conflits anciens et ceux actuels.

Autrement dit, le 11 novembre rend honneur aux civils et/ou militaires morts pour la France. Un texte important notamment pour ceux dont la vie a été volée lors d'opérations extérieures (OPEX).

Depuis, le 11 novembre est à l'image du Memorial Day américain, rendant hommage à l'ensemble des militaires américains morts dans toutes les guerres.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.