Féria : origines..tout ce qu'il faut savoir sur cette fête du sud

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Si la corrida n'est pas toujours appréciée, elle est le premier événement qui a marqué la Féria.
Si la corrida n'est pas toujours appréciée, elle est le premier événement qui a marqué la Féria.
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© Adobe Stock, Noradoa

Que l'on soit pour ou contre la corrida, la Féria dépasse largement ce cadre. Fanfares, animations dans les rues... vêtus de rouge et de blanc, cet événement aux sonorités espagnoles est devenu une véritable tradition dans de nombreuses villes du sud de la France. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce moment festif !

Quels sont les origines de la Féria ?

La Féria tient son origine du castillan et signifie "foire". Auparavant, elle désignait une fête taurine organisée dans le cadre de foires commerciales afin de célébrer les saisons agricoles et la fin de la récolte. L'une des activités principales était la corrida ou le lâcher de taureaux mais, fort heureusement, les choses ont changé avec le temps. Aujourd'hui, c'est un véritable moment festif avec des bodegas (lieux qui s'apparentent à des bars) et des bandas, les fameuses fanfares qui déambules dans les rues.

La Féria va peu à peu se répandre pour aller au-delà des frontières des péninsules ibériques de l'Espagne et du Portugal pour se répandre France ! Une grande culture autour de la Féria s'est installée dans le sud du pays, aussi bien au bord de la Méditerranée que sur la côte Atlantique. Arles a sa Féria du riz en septembre ainsi que sa Féria de Pâques. Pour sa part, la ville de Nîmes a sa Féria pour fêter la fin des vendanges ; quant à Mont-de-Marsan on y célèbre la patronne de la ville. Sainte-Madeleine en met également une en place en juillet alors que celle de Bézier se déroule mi-août et que celle de Carcassonne est synonyme de la fin de l'été. Dans la ville de Bayonne, on ne parle plus de Féria, mais de juste de fêtes, la preuve qu'il s'agit avant tout d'un moment convivial et festif.

Pourquoi le rouge et le blanc ?

Tout d'abord, il faut savoir que les participants de la Féria sont nommés des Festayres. Et si, lors d'un de ces événements, vous devez impérativement vous habiller en rouge et blanc, c'est Luis Mariano qui l'a imposé. Habitué à faire les Férias de Pampelune, dont ce sont les couleurs emblématiques, le ténor basque/espagnol a ramené cette tradition avec lui à Bayonne en 1969 où il était alors très attendu pour donner le coup d'envoi des festivités.

Qui est le Roi Léon ?

Si vous partez faire les Fêtes de Bayonne, vous allez surement croiser le Roi Léon. Créé en 1987 à l'initiative d'André Lascoumes et Jacky Barenot, de la fanfare Peña Or Konpon, ce dernier remet symboliquement les clefs de la cité à la foule en délire le premier soir afin de marquer l'ouverture des fêtes. Très paresseux, il est emmené par sa cour, composée du Fou, du Maréchal, du Chocolatier, de la Gouvernante, du Médecin et de la Favorite. Tout ce petit monde doit venir le tirer du lit chaque jour à midi. Le rendez-vous est donné chaque année sous le balcon de l'Hôtel de Ville pour venir réveiller sa Majesté.

On fait le paquito ?

Si ce nom ne vous dit pas grand-chose, tous les habitués de la Féria connaissent pourtant le paquito. C'est la danse de la Féria, qui consiste à s'asseoir entre les jambes de votre voisin de derrière. Faites une place à votre voisin de devant, levez les bras et balancez-vous en cadence, de gauche à droite, d'avant en arrière. Attention au-dessus de vous, un individu à plat ventre, va se laisser porter de bras en bras, pour arriver à l'autre bout du paquito. Le plus dur ? Essayer de ne pas le laisser tomber.

Qu'est-ce que l'Agur ?

L'Agur est l'hymne du Pays basque, pour faire ses adieux à la Féria. Après la dernière corrida, toutes les bandas se réunissent pour chanter ensemble l'Agur Jaunak. Interprété par des choeurs d'hommes, l'Agur Jaunak est un chant à l'honneur d'une personne, ou dans ce cas de la corrida, du taureau. Un beau moment plein d'émotion à ne pas rater.

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