Bonnes résolutions : d'où vient cette tradition pour bien commencer l'année ?

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La nouvelle année est bien souvent synonyme de renaissance. On laisse le passé derrière soi et on se concentre sur l'avenir dans le but de le rendre le plus beau et le plus agréable possible.
La nouvelle année est bien souvent synonyme de renaissance. On laisse le passé derrière soi et on se concentre sur l'avenir dans le but de le rendre le plus beau et le plus agréable possible.
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© Adobe Stock, New Africa

Comme tous les ans, le passage à la nouvelle année marque un renouveau. Pour beaucoup, les bonnes résolutions sont une tradition incontournable. Manger plus sainement, faire du sport, arrêter la cigarette ou encore voyager, ces résolutions varient en fonction des personnes, de leurs personnalités ou de ce à quoi elles aspirent. Mais d'où vient cette célèbre coutume ?

Les bonnes résolutions, on en entend parler depuis que l'on est tout petit et même si elles ne sont bien souvent pas intégralement respectées, elles reviennent pourtant chaque année. Si certains estiment que cela permet avant tout de tirer un trait sur le passé, d'autres voient cette tradition comme un moyen de devenir une meilleure version d'eux-mêmes.

Une tradition qui remonte à l'Antiquité

Vous ne le saviez peut-être pas mais la prise de bonnes résolutions remonte à très longtemps. À l'Antiquité très exactement, bien avant la naissance de Jésus-Christ. À cette époque, les Babyloniens, peuple de Mésopotamie du Sud (correspondant à l'actuelle Irak), mettent en place ce qui s'appelait alors "un rituel de promesses". Au sein d'une civilisation essentiellement basée sur l'agriculture mais aussi très religieuse, les Babyloniens avaient pour mots d'ordre : le partage et l'honnêteté. Chaque fin d'année, ils promettaient à leurs Dieux de restituer le matériel agricole qu'ils avaient emprunté et assuraient de rembourser leurs dettes accumulées durant l'année écoulée. Ainsi, le nouvel an pouvait recommencer de zéro et sur de bonnes bases. Cela permettait par la même occasion d'apaiser les conflits et tensions entre voisins afin que l'ambiance dans les différents villages soit plus sereine et plus bienveillante. Les Romains ont par la suite perpétué cette fameuse tradition en faisant eux-mêmes des promesses au Dieu Janus à chaque nouvelle année. Selon leurs croyances, Janus était le Dieu des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes. Aussi appelé "le Dieu aux deux visages", Janus est encore aujourd'hui représenté avec deux faces : l'une tournée vers le passé et l'autre vers l'avenir. Il a donné son nom au mois de Janvier et est ainsi fêté chaque premier jour de l'année. Au fil des siècles, cette tradition a perduré, nous conduisant aujourd'hui encore à prendre ces fameuses bonnes résolutions. Comme des promesses adressées à nous-mêmes...

Un moyen de "se renouveler"

Si aujourd'hui cette tradition, suivie par tous ou presque, n'a plus aucune signification religieuse, elle garde tout de même ses anciennes valeurs. La notion de renouveau et de recommencement est restée ancrée dans les mentalités, quelle que soit la religion, le sexe ou l'âge de ceux qui se prêtent au jeu. La nouvelle année est bien souvent synonyme de renaissance. On laisse le passé derrière soi et on se concentre sur l'avenir dans le but de le rendre le plus beau et le plus agréable possible. On fourmille de nouveaux projets et notre manière de percevoir le futur est galvanisée par l'effervescence du jour de l'An. Le principe est de laisser derrière soi tout ce qui attrait aux échecs et aux regrets. On se concentre sur le positif et souvent on se fait la promesse de changer de vie et d'avoir un quotidien plus sain. Chacun recherche le bonheur et l'harmonie qu'il n'a pas réussi à atteindre durant l'année écoulée. C'est pourquoi les bonnes résolutions sont synonymes d'optimisme et de renouveau.

Taux de réussite

Si l'on est plus motivés que jamais en début d'année, bien souvent les bonnes résolutions ne font pas long feu... Ainsi, selon une étude menée sur 3000 personnes en 2007 par le psychologue Richard Wiseman, 88% des bonnes résolutions prises pour la nouvelle année échouent à mi-parcours. En revanche, le taux de réussite semble augmenter sensiblement lorsque ces bonnes résolutions sont prises en public. Ainsi, le soutien des amis et de la famille constitue une motivation très efficace, notamment lorsque l'on souhaite d'arrêter de fumer ou de boire. Toujours selon Richard Wiseman, les bonnes résolutions ont également beaucoup plus de chances d'aboutir lorsqu'elles sont abordées une par une. Aussi, il est inutile et insensé de vouloir essayer de perdre du poids, se couper du téléphone, devenir écolo ou encore apprendre le danois dans le même mois. Il est conseillé de passer les étapes en douceur afin de bien intégrer chacune de nos bonnes résolutions. Car en effet, la volonté est une ressource mentale limitée qui se travaille de manière progressive, comme n'importe quel sport.

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