Dépendance aux réseaux sociaux : que faire ?

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Les utilisateurs de Facebook s'y connectent en moyenne 14 fois par jour. C'est parfois leur premier geste au réveil.
Les utilisateurs de Facebook s'y connectent en moyenne 14 fois par jour. C'est parfois leur premier geste au réveil.
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© Adobe Stock, Astarot

L'avènement des smartphones a créé de nouvelles addictions parmi lesquelles la dépendance aux réseaux sociaux. Que l'on soit spectateur ou acteur, dans les deux cas l'addiction est toxique. Zoom sur une nouvelle dépendance 2.0.

L'addiction aux réseaux sociaux correspond à une consommation excessive des différentes applis sociales (SnapChat, Twitter, Facebook, Instagram...). Un utilisateur passe en moyenne 1h45 par jour sur ces réseaux. Vérifier ce qui se passe sur Facebook est le premier geste du matin pour près de la moitié des 18-34 ans.

Les risques liés à l'addiction

Ne plus pouvoir se passer de scroller sur les réseaux sociaux a plus d'un impact sur les vies sociale et mentale des utilisateurs. L'addiction aux réseaux sociaux (comme pour toute autre addiction - alcool, cannabis, jeux vidéos... -) est connue pour altérer la lucidité. Selon une récente étude américaine, les personnes qui se connectent le plus à Facebook ont le plus de mal à prendre des décisions. Un phénomène constaté également chez les consommateurs d'opioïdes, de cocaïne, d'amphétamines. En 2017, le réseau social de Mark Zuckerberg reconnaissait d'ailleurs qu'une consommation passive de ses contenus pouvait avoir un impact négatif sur le bien-être.

Autres problèmes : la dysmorphophobie et la dépréciation de soi. Faire défiler à longueur de journée sur son téléphone des photos de corps parfaits (même si l'on sait qu'ils ne reflètent pas la réalité) peut renvoyer une image négative de soi entraînant de la bigorexie, des troubles du comportement alimentaire, de la dépression. Irascibilité, problème de sommeil, de concentration, déficit de lien social dans la vraie vie, déprime, dépression, narcissisme, impulsivité ou encore tentatives de suicide font partie des nombreux maux provoqués par la dépendance aux réseaux sociaux.

Comment s'en sortir ?

En cas de dépendance ou d'utilisation abusive, il est essentiel d'agir au plus vite pour ne pas se laisser enfermer dans une spirale infernale.

Pour ne pas tomber dans le piège, il est bon de faire des détox digitales régulièrement, les vacances s'y prêtant bien. Au quotidien, il est important d'essayer de réduire son temps passé sur les réseaux ; pour prendre conscience des heures gagnées que cela représente. N'hésitez pas à utiliser les applis intégrées aux smartphones qui calculent les heures passées sur le téléphone et ces plateformes. Transformez ce temps en une activité qui a du sens et qui booste l'estime de soi (sport, peinture, lecture, verre avec les amis, bricolage...). Au moment de vous coucher, n'emportez pas votre portable dans votre lit mais laissez-le dans le salon.

S'il ne vous est pas possible de réduire par vous-même le temps passé sur les réseaux ou si des détox digitales répétées vous semblent trop difficiles à suivre, c'est qu'il est temps de passer à un sevrage pur et dur. Vous pouvez vous faire aider par des thérapeutes. Essayez des techniques de relaxation comme la cohérence cardiaque, la méditation, la sophrologie, le sport... Le sevrage peut être long mais il est salvateur. Ses bénéfices sont en effet multiples : baisse du niveau de stress, de l'anxiété, du risque de dépression, amélioration du sommeil et de la concentration...

Enfin, pas question de diaboliser les réseaux sociaux. Comme nous l'a rappelé le confinement, ils peuvent être très positifs. Ils permettent de se distraire, de garder le lien avec sa tribu... à condition de les utiliser avec modération et d'être capable de se déconnecter, de s'en séparer à tout moment et pour un moment indéterminé.

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