VIH : quels sont les effets secondaires des différents traitements ?

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Les antirétroviraux utilisés dans le cadre des trithérapies peuvent entrainer de nombreux effets secondaires indésirables.
Les antirétroviraux utilisés dans le cadre des trithérapies peuvent entrainer de nombreux effets secondaires indésirables.
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© Adobe Stock, Leo Lintang

Apparue à la fin des années 1970, l'épidémie de VIH/SIDA continue aujourd'hui de sévir. Depuis la fin des années 1990, les trithérapies permettent aujourd'hui aux malades de mener une vie quasi-normale. Véritable vecteurs d'espoir, ces traitements restent néanmoins associés à des effets secondaires qui peuvent impacter fortement le mode de vie des patients.

Selon les derniers chiffres de l'agence Onusida, on estime qu'entre 27,2 et 47,8 millions de personnes sont décédées de maladies liées au SIDA depuis le début de l'épidémie. Par ailleurs, encore aujourd'hui, de nombreuses personnes vivent aujourd'hui en étant infectées par le VIH sans le savoir. Même si la recherche continue à avancer, il n'existe toujours pas à l'heure actuelle de vaccin contre le VIH ou de traitement pour guérir les malades.

Le développement des trithérapies : une arme majeur contre la maladie

Néanmoins, depuis 1996, d'énormes progrès ont été réalisés en terme de traitements avec le développement des médicaments antirétroviraux et la mise en place de nombreuses trithérapies. Ces procédés ont permis d'améliorer considérablement la vie des malades en leur permettant le plus souvent de vivre plus normalement. Ces médicaments ont d'autant plus d'efficacité que leur accès a tendance à se démocratiser. En effet, selon l'Onusida, sur les 37,7 millions de personnes qui sont en moyenne actuellement atteintes du virus dans le monde, environ 27,5 millions ont accès à des antirétroviraux.

Antirétroviraux et PrEP : des effets secondaires à court terme en début de traitement

Toutefois, et même si des progrès ont été effectués dans ce domaine, il n'est pas rare que la prise de médicaments antirétroviraux soit à l'origine d'effets secondaires. Même s'il est très difficile de dresser une liste exhaustive des symptômes au vue des différentes combinaisons de médicaments possibles, il n'est pas rare que les nouveaux patients expérimentent des nausées, des maux de tête, des douleurs musculaires ou encore des diarrhées en début de traitement. Toutefois, ces effets se dissipent généralement rapidement, le temps que l'organisme s'habitue aux médicaments. Tous ces symptômes peuvent également se faire ressentir lors de la prise de la PrEP, seule pilule préventive contre le VIH généralement prescrite aux gens à fort risque de contamination (travailleurs du sexe, partenaires de patients...).

D'autres symptômes, fréquents mais moins généralisés, peuvent aussi survenir tels que des problèmes d'insomnie, des éruptions cutanées ou encore des perturbations du cycle menstruel. Ces effets secondaires sont également censés disparaître au bout de quelques semaines de traitement. Néanmoins, s'ils perdurent, mieux vaut aller consulter un médecin.

Des dérèglement du métabolisme

La prise de médicaments antirétroviraux peut également entraîner des effets beaucoup plus lourds chez certains patients, notamment des cas de lipodystrophies. Ceux-ci peuvent se caractériser par une fonte des graisses sur certaines parties du corps (visage, bras, jambes...) alors qu'au contraire, elles vont s'accumuler au niveau de la poitrine, du ventre, du dos ou encore de la nuque.

Les traitements peuvent également dérégler le métabolisme des malades et augmenter du même coup le risque de diabète et de cholestérol. En raison de ces importants effets secondaires, il est donc capital pour les patients de s'en tenir à un régime sain et équilibré.

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