Rhume des foins : quels sont les éléments déclencheurs ?

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Le rhume des foins est provoqué par certains pollens.
Le rhume des foins est provoqué par certains pollens.
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© Adobe Stock, ryanking999

Associé au printemps (même s'il peut en réalité survenir à d'autres saisons), le rhume des foins, autrement appelé rhinite allergique saisonnière, toucherait environ 20% des Français. Cette réaction de l'organisme, causant notamment des éternuements et un écoulement nasal, peut vite gêner au quotidien. Pour mieux s'en prémunir, il est donc important d'en connaître les éléments déclencheurs.

Le pollen, l'élément responsable du rhume des foins

On l'appelle rhinite allergique saisonnière, pollinose ou plus communément rhume des foins. Elle provoque un écoulement du nez, des éternuements à n'en plus finir, une irritation des yeux ou encore des larmoiements, des symptômes qui peuvent aussi être attribués à une allergie aux acariens ou à certains produits. Ici cependant, l'élément déclencheur est le pollen. C'est pourquoi le rhume des foins survient surtout au printemps, lorsque les graminées sont en floraison dans les jardins et les prairies. Cependant, il existe d'autres périodes propices au rhume des foins :

• Les mois de janvier et février correspondant à la saison des arbres : cyprès, bouleau, frêne, noisetier, peuplier...

• La fin de l'été et le début de l'automne avec la saison des herbacées : ambroisie, armoise, pariétaire...

La nature et la quantité des pollens variant selon la météo et les régions, le RNSA (Réseau national de surveillance aérobiologique) publie toutes les semaines une carte de vigilance bien utile pour les personnes allergiques.

Une protection excessive de l'organisme

Le grains de pollens sont microscopiques. Transportés par le vent, ils pénètrent les voies respiratoires et provoquent, chez les personnes qui y sont sensibles, une vive réaction du système immunitaire. Lors du premier contact avec le pollen, le corps développe des anticorps IgE. Lors des contacts suivants, ces anticorps entraînent, dans l'organisme, une libération en grand nombre de substances inflammatoires visant à le protéger. La circulation sanguine est activée, les muqueuses enflent, et les symptômes caractéristiques de la rhinite allergique surviennent.

Des facteurs et situations qui augmentent les risques

Pourquoi certaines personnes sont-elles allergiques au pollen et d'autres non ? Si la réponse exacte n'est pas encore connue, on sait que le facteur génétique est assez important. On parle d'ailleurs d'atopie ou de terrain atopique pour définir cette prédisposition héréditaire à réagir excessivement à certains allergènes et irritants.

Par ailleurs, dans le cas du rhume des foins, plusieurs éléments augmentent les risques de réaction. Les symptômes sont en général aggravés par les séjours en pleine campagne mais aussi (et paradoxalement) par le fait de vivre en ville, puisque la pollution est un facteur aggravant. À savoir également : les personnes sujettes au rhume des foins souffrent moins lorsqu'il pleut, puisque la pluie rabat les grains de pollen au sol, les empêchant donc de pénétrer les voies respiratoires.

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