Qu'est-ce que l'épilepsie ?

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Certaines formes d'épilepsie peuvent provoquer des crises impressionnantes avec convulsions et chute brutale de la victime.
Certaines formes d'épilepsie peuvent provoquer des crises impressionnantes avec convulsions et chute brutale de la victime.
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© Adobe Stock, madrolly

L'épilepsie regroupe un ensemble de maladies neurologiques qui se manifestent toutes par des crises imprévisibles. Elle concerne 600 000 personnes en France et peut débuter à tout âge (la moitié sont des enfants). Quelles sont les symptômes de l'épilepsie ? Quelles sont les causes ? Comment est-elle prise en charge ? Réponses.

À ce jour, on recense environ une cinquantaine de maladies épileptiques (ou syndromes épileptiques). Elles se distinguent par leurs symptômes, leurs causes et leur âge d'apparition. Mais elles ont toutes un point commun : une excitation d'un groupe de neurones plus ou moins étendu au niveau du cortex cérébral et pouvant nuire au fonctionnement d'autres zones du cerveau. C'est ce qui provoque les crises parfois impressionnantes des patients qui souffrent d'épilepsie.

Les symptômes de l'épilepsie

La crise épileptique est le symptôme caractéristique de la maladie. Elle se traduit par un ensemble de signes physiques provoqués par une activité électrique anormale des cellules nerveuses du cortex cérébral.

On distingue les crises généralisées dont les décharges électriques sont étendues à l'ensemble du cerveau, des crises partielles (ou focales) dont l'origine concerne une zone localisée du cerveau.

Les personnes victimes de crises généralisées peuvent faire des crises tonico-cloniques. Des épisodes "spectaculaires avec cri, chute, perte de connaissance, raideur, secousses convulsives, bave, apnée, parfois perte d'urine et morsure de langue", détaille la Fédération française de neurologie (FFN). Le patient perd connaissance et n'a aucun souvenir de la crise. À cela s'ajoutent des absences caractérisées par une suspension de conscience pendant quelques secondes qui survient plusieurs fois dans la journée. Dans les crises généralisées, on retrouve aussi les crises myocloniques, des secousses musculaires brèves survenant chez des patients conscients.

Les personnes victimes de crises partielles présentent des symptômes différents en fonction de la zone du cerveau frappée par la décharge épileptique. Il peut y avoir perte de conscience ou non. Les symptômes peuvent être "des troubles de motricité, de la sensibilité, des manifestations sensorielles et troubles du comportement parfois très surprenants", indique la FFN. Parfois, une crise partielle peut évoluer vers une crise généralisée.

On estime que deux tiers des épilepsies sont des épilepsies partielles et un tiers sont des épilepsies généralisées.

Des troubles de la cognition (troubles de la mémoire, de l'attention), du sommeil, du langage et du comportement font aussi partie du syndrome épileptique.

Comment traiter l'épilepsie ?

Les traitements médicamenteux visent à faire disparaitre les crises, ou du moins à réduire leur fréquence et/ou leur intensité. De nombreux médicaments sont efficaces dans le traitement de l'épilepsie à condition que les patients respectent certaines règles (ne pas prendre de substances épileptogènes, dormir suffisamment...). La prise d'un traitement est supervisé par un médecin que le patient voit régulièrement en consultation. Dans certains cas, l'épilepsie peut guérir et le traitement s'arrêter.

Outre les médicaments, la chirurgie est envisagée dans certains cas. Elle consiste à enlever une zone du cerveau responsable des crises partielles. La stimulation du nerf vague peut aussi traiter l'épilepsie.

Un accompagnement spécifique est souvent mis en place pour prendre en charge les troubles psychologiques associés à la maladie.

Une maladie multifactorielle

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la survenue de crises épileptiques.

Quand la crise est unique et ponctuelle, elle peut être provoquée par une anomalie dite métabolique (hypoglycémie, hypocalcémie...), par la prise d'un médicament épileptogène (neuroleptiques, certains antalgiques et antidépresseurs), par l'exposition à une substance toxique épileptogène (monoxyde de carbone, gaz neurotoxiques...).

Quand les crises (généralisées ou partielles) se répètent, la cause est plus difficilement identifiable. On parle alors d'épilepsie cryptogénique liée à des facteurs génétiques, environnementaux, des maladies métaboliques ou encore des lésions du cerveau.

Sources : Inserm / Fédération française de neurologie (FFN).

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