Psychanalyse : à quel moment l'envisager ?

Chargement en cours
Ce travail sur l'inconscient, théorisé par Sigmund Freud, n'est pas recommandé pour tout le monde.
Ce travail sur l'inconscient, théorisé par Sigmund Freud, n'est pas recommandé pour tout le monde.
1/2
© Adobe Stock, Good Studio

Curative par sa faculté à alléger le quotidien, la psychanalyse étudie les méandres du développement psychique et du fonctionnement névrotique des adultes et des enfants. Quand faut-il pousser la porte d'un de ces inspecteurs de l'âme ?

"Un symptôme se forme à titre de substitution à la place de quelque chose qui n'a pas réussi à se manifester au dehors", "Le rêveur a à sa disposition le mode d'expression symbolique qu'il ne connaît ni ne reconnaît à l'état de veille", "Le moi n'est pas maître dans sa propre maison"... Tous ces constats énoncés par Sigmund Freud dans son ouvrage fondateur "Introduction à la psychanalyse" (1916) sont les postulats de cette discipline scientifique qui sonde le psychisme comme nulle autre méthode. Plus complexe et peut-être même plus violente que la psychologie, cette démarche singulière mène à la découverte de soi en faisant ressurgir ce qu'il y a de plus personnel en chacun. Des images ou des paroles réprimées sur lesquelles sont apposés des mots et dont l'interprétation va bouleverser la représentation de soi, mieux faire comprendre certains comportements. Ce travail sur l'inconscient, comparable à un éveil, n'est pas recommandé pour tout le monde.

Consulter lorsqu'on a des troubles psychologiques

La grande majorité des consultations concernent des personnes ayant des troubles psychologiques. Après s'être adressée à un psychiatre ou un comportementaliste qui n'ont pas su aider, cette catégorie de patients est redirigée vers cette solution pour analyser leurs symptômes invalidants (phobies, conduites autodestructrices, pathologies lourdes...). Si ce rendez-vous ambitionne d'être salvateur, il ne doit pas être pris si le client est en phase de maux aiguës, de crises. Ceux qui sont victimes, par exemple, de crises d'angoisse ou de colère doivent consulter un psychiatre en amont. Ce professionnel suggérera des médicaments et/ou une thérapie comportementale et cognitive (TCC) adaptés au cas, avant de proposer de rencontrer un spécialiste de la psyché.

Consulter pour répondre à une volonté de mieux se connaître

Ne pas aller bien ne signifie pas nécessairement qu'il faille se soigner chez un psychanalyste. Toutefois, même sans suivi médical, il est possible de s'y essayer par simple désir de s'analyser. Certains individus y vont par prévention, par confort, par plaisir d'avoir un lieu d'écoute, par conviction qu'il y a un profond malaise à déceler chez eux et pour parvenir à l'exprimer. "On peut vivre sans se soigner de cela, bien sûr, ce n'est pas une maladie, mais c'est un confort. La psychanalyse s'occupe de patients qui ont une vraie souffrance, mais aussi de ceux qui souhaitent, simplement, mieux vivre (...) Il est important de comprendre qu'une bonne analyse est une succession de moments malheureux, parce qu'il y a de la souffrance, et heureux. S'il n'y a que de la souffrance, changez d'analyste", confiait le psychanalyste Serge Tisseron à L'Express en 2013. Être épaulé par ce type de thérapeute pousse à l'ouverture, la mise à nu des zones de fragilité, la dicibilité des conflits internes. Si ce cheminement soulage au bout du compte, il laisse aussi en plein désarroi face à ce qu'il révèle en cours de route. Toute analyse est didactique, comme l'assurait l'expert Jacques Lacan.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.