Paludisme : qu'est-ce que c'est et comment le soigner ?

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Le paludisme se transmet à l'homme par la piqûre d'un moustique anophèle, porteur du parasite.
Le paludisme se transmet à l'homme par la piqûre d'un moustique anophèle, porteur du parasite.
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© Adobe Stock, auimeesri

Fléau sanitaire, au même titre que le VIH ou la tuberculose, le paludisme ferait annuellement un million de victimes. Appelée "malaria" par les Anglo-saxons, cette maladie infectieuse reste mystérieuse pour beaucoup.

Sous les Tropiques, ce n'est pas le paradis. L'Afrique tropicale recense 90% des cas de paludisme, qui sévit majoritairement chez les jeunes enfants. Dans cette zone humide prend racine "le mal (ou la fièvre) des marais", "palud" signifiant "marais" en vieux français. De plus rares signalements de contamination sont aussi notés en Amérique Latine et en Asie. Dès 2007, l'UNICEF affirme que le paludisme tue un enfant africain toutes les 30 secondes. Cette maladie redoutable est transmise par une espèce de moustiques, l'anophèle, lorsque l'un de ses individus femelles pique l'homme. L'insecte hématophage lègue le parasite Plasmodium qui va se greffer au foie et aux globules rouges. La pathologie peut se développer sous quatre formes. Le Plasmodium falciparum est le plus connu mais aussi le plus mortel (90% des décès), suivi du Plasmodium vivax. Le Plasmodium ovale et malariae n'entraînent pas la mort mais peuvent être à l'origine de récidives plusieurs années après la primo infection.

Les symptômes apparaissent entre huit jours et un mois après la piqûre du moustique infecté : maux de têtes, fièvres, vomissements, diarrhées, courbatures, jaunisse, atteinte de la fonction rénale. Sans traitement, l'évolution de la maladie peut s'avérer mortelle pour l'homme "en contaminant et détruisant les globules rouges (anémie) et en obstruant les capillaires qui véhiculent le sang jusqu'au cerveau (paludisme cérébral) et d'autres organes vitaux", comme l'explique le site Futura-Sciences.

Quelles préventions ?

Des moyens de prévention existent pour lutter contre la parasitose humaine la plus fréquente. Les moustiquaires imprégnées d'insecticides ou les répulsifs appliqués sur la peau et les vêtements ne sont pas négliger lors de voyage dans des régions à risques. Sur son site, le gouvernement français recommande de consulter avant un départ dans un pays en zone d'endémie pour obtenir des médicaments antipaludéens de type chimioprophylaxie qui inhibent l'activité du parasite : "Le traitement préventif, toujours sur prescription médicale, est adapté aux zones visitées (risque, existence ou non de résistance), à la durée du voyage et bien sûr à la personne qui voyage (âge, antécédents médicaux, intolérance aux antipaludiques, possible interaction médicamenteuse, grossesse...)."

Après contamination, comment traite-t-on la maladie ?

Le paludisme est diagnostiqué après une prise de sang. Après la confirmation, un traitement adapté et composé de molécules antipaludiques est alors prescrit. "Les plus connues sont la chloroquine ou la quinine. D'autres, comme la méfloquine, sont utilisées dans les régions où vivent des parasites résistants à la chloroquine", indique l'Institut Pasteur. L'Organisation mondiale de la Santé recommande également "les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (CTA) pour traiter le paludisme non compliqué causé par le Plasmodium falciparum".

À l'heure actuelle, les chercheurs sont toujours à la recherche d'un vaccin pour lutter contre le paludisme. Plusieurs équipes de l'Institut Pasteur y travaillent. Elles expliquent leurs difficultés, liées à la mutation de l'infection, sur le site de la fondation : "Une des difficultés majeures dans la mise au point d'un vaccin contre Plasmodium est, qu'au cours de sa vie, le parasite passe successivement par plusieurs stades avec des phases d'intense multiplication asexuée chez l'homme (dans les cellules du foie - phase hépatique - puis dans les globules rouges du sang - phase érythrocytaire -) et une phase de reproduction sexuée suivie de multiplication, chez l'insecte. Chaque stade se termine par la libération d'un parasite d'une forme différente, donc porteur d'antigènes différents et induisant des réponses immunitaires différentes, ce qui complique d'autant la recherche d'un vaccin."

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