Maladie de Crohn : 5 conseils pour mieux vivre avec

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La maladie de Crohn touche plus de 100 000 personnes en France, majoritairement des femmes, avant l'âge de 30 ans.
La maladie de Crohn touche plus de 100 000 personnes en France, majoritairement des femmes, avant l'âge de 30 ans.
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© iStock, Deagreez

Fabien Gallet

La maladie de Crohn touche le système digestif, provoquant douleurs et inconfort. Si ses origines restent troubles (génétiques, immunologiques, environnementales ?) et que les traitements ne permettent pas une rémission totale, il est possible de vivre plus sereinement avec.

Se faire diagnostiquer Crohn ne doit pas empêcher de vivre. Les traitements proposés liés à une bonne hygiène de vie offrent aux patients (plus de 100 000 en France), un quotidien presque normal. Voici 5 conseils pour vivre au mieux avec cette maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) évoluant par poussées, qui se déclare souvent avant 30 ans et touche en majorité des femmes, et qui se caractérise par des diarrhées, des douleurs abdominales, un état de fatigue ou des rhumatismes.

Réduire le stress

La maladie de Crohn et ses symptômes peuvent être fortement liés au stress et en causer, notamment lors des poussées (périodes de crises). Pour éviter ce cercle vicieux, les techniques de relaxation telles que la méditation ou le yoga peuvent apaiser l'esprit et ainsi favoriser la digestion. De même, selon l'AFA (Association François-Aupetit) les médecines douces (naturopathie, sophrologie, acupuncture, hypnose...) peuvent réduire le stress, jouer sur l'organisme et ainsi améliorer le bien-être.

Éviter le tabac

"Il est indispensable d'arrêter de fumer", indique sur son site l'Assurance Maladie, précisant que "la consommation du tabac, même minime, aggrave la maladie de Crohn". De son côté, Guillaume Bonnaud, gastro-entérologue, assure auprès du site Doctissimo.fr que "l'arrêt du tabac est extrêmement bénéfique". Selon le médecin, "les poussées de la maladie s'espacent et deviennent moins sévères avec moins de complications".

Mieux connaître sa maladie... et en parler

La Haute Autorité de Santé (HAS) met un point d'orgue à l'éducation thérapeutique, laquelle "permet de mieux vivre avec la maladie". Il s'agit d'être informée sur sa maladie, les divers traitements existants ou la manière de "faire face aux poussées". De même, elle doit renforcer la confiance entre malades et médecins pour gérer l'évolution des symptômes, et permettre de faire le lien entre patients, professionnels de santé et associations de malades. Ces dernières, à l'image de l'AFA, privilégient d'ailleurs le dialogue : parler de sa maladie (que ce soit en famille ou avec d'autres diagnostiqués) peut en effet libérer l'esprit, réduire les craintes.

Soigner son alimentation

Si son rôle n'est pas pointé du doigt par les professionnels de la santé, ces derniers conseillent néanmoins d'adopter un régime restreint en fruits et légumes (riches en fibres) lors des poussées et de ne pas s'imposer de restrictions pour éviter les carences. L'alimentation peut toutefois jouer un rôle chez certains malades. C'est le cas de Jeanne Deumier, auteure du livre "Diagnostiquée Crohn" (2017), qui est parvenue à réduire ses symptômes en changeant son alimentation. Exit les fast-foods, sodas, chips ou produits laitiers à base de lait de vache. Elle s'est mise "aux légumes et fruits de saison", aux "enseignes biologiques" et aux "marchés locaux", comme elle l'explique à L'Obs. Un changement bénéfique puisqu'elle se considère aujourd'hui en rémission.

Dire oui aux activités physiques...

...si possibles douces. Dans son livre, Jeanne Deumier ne manque pas de rappeler que "l'activité physique régulière favorise la digestion, renforce la sangle abdominale, évacue les toxines et facilite le lâcher-prise et le bien-être". La marche ou d'autres sports d'endurance tels que le cyclisme, la natation ou le Pilates peuvent ainsi être privilégiés par les diagnostiqués, si leur état physique le leur permet.

Dans tous les cas, n'hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à un professionnel de santé adapté.

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