La dégénérescence maculaire, qu'est-ce que c'est ?

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Le diagnostic de la DMLA est posé par un ophtalmologiste grâce à un examen du fond d'oeil permettant d'observer la rétine.
Le diagnostic de la DMLA est posé par un ophtalmologiste grâce à un examen du fond d'oeil permettant d'observer la rétine.
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© Adobe Stock, Yakobchuk Olena

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est un trouble entraînant la perte progressive de la vision centrale. Elle est la première cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans et environ un tiers des plus de 75 ans sont touchés par cette maladie.

La DMLA est la conséquence d'une détérioration de la macula, la zone centrale de la rétine se trouvant à l'arrière de l'oeil. Cela entraîne une perte progressive de la vision centrale et celle-ci devient de plus en plus floue. C'est la fameuse tache noire qui apparait au milieu du champ visuel.

Les différents types de DMLA

On distingue deux types de DMLA : la forme atrophique ou sèche et la forme humide.

La dégénérescence maculaire sèche liée à l'âge est la plus fréquente et la moins grave. Cette forme de DMLA est liée à la disparition progressive des cellules de l'épithélium pigmentaire rétinien puis des photorécepteurs situés au niveau de la macula. Elle évolue sur plusieurs années (il s'écoule entre cinq et dix ans avant que le patient ne perde sa vision centrale). Pendant ce temps, le patient conserve une vision plutôt bonne mais peut se plaindre d'une gêne pour la reconnaissance de détails.

La forme humide, aussi appelée néovasculaire ou exsudative, se caractérise par la prolifération de nouveaux vaisseaux anormaux sous la rétine. Elle évolue rapidement en l'absence de prise en charge et se manifeste par une perte de la vision centrale en seulement quelques semaines, voire quelques jours. La vision périphérique est quant à elle maintenue.

Quels sont les symptômes de la DMLA ?

Les symptômes dépendent du type de DMLA et du stade de la maladie. Les formes précoces et les moins graves se traduisent par une baisse de l'acuité visuelle, des difficultés à la lecture (besoin de plus de lumière) et une légère déformation de certains objets (lignes droites gondolées). Dans les formes les plus avancées, les patients disent voir des taches noires dans leur champ visuel et parlent d'une déformation de la vision.

Comment traiter la DMLA ?

Aujourd'hui, seule la forme humide peut se traiter. Les médicaments utilisés sont des inhibiteurs du VEGF (un facteur de croissance responsable de la formation de nouveaux vaisseaux). Les patients souffrant de la forme humide de DMLA reçoivent des injections répétées d'anti-VEGF directement dans l'oeil pour stopper la progression de la maladie. Ce traitement semble efficace pendant quelques années, mais malheureusement une DMLA de forme humide évolue souvent vers une forme atrophique pour laquelle il n'existe pas de traitement. Pour la forme sèche, une supplémentation en antioxydants, en certains minéraux (zinc et sélénium), en lutéine et zéaxanthine peut légèrement ralentir la progression de la maladie. Aussi, la rééducation et des systèmes optiques grossissants sont utilisés pour mobiliser des zones de la rétine non touchées par la maladie et ainsi améliorer la vision des patients.

Quels sont les facteurs de risque de la maladie ?

Comme son nom l'indique, la DMLA est fortement liée à l'âge. Elle apparaît généralement après 50 ans et sa prévalence est importante après 75 ans. La facteur héréditaire est aussi à prendre en compte. En effet, le risque de développer la maladie est quatre fois plus élevé si un parent ou un membre de la fratrie en est atteint aussi.

La tabagisme et l'obésité sont également mis en cause dans l'apparition de la maladie.

Source : Inserm

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