IRM et scanner : quelles différences ?

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Le scanner comme l'IRM permettent d'obtenir des images de certaines structures de notre corps.
Le scanner comme l'IRM permettent d'obtenir des images de certaines structures de notre corps.
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© Adobe Stock, Tyler Olson

Émilie Nougué

Vous faites partie de celles qui confondent l'IRM et le scanner ? Si ces deux techniques fournissent des images d'organes en trois dimensions, elles ne fonctionnent pas de la même manière et ne sont pas employées dans les mêmes objectifs. Le point sur leurs différences afin d'y voir plus clair.

Qu'est-ce qu'une IRM ?

L'IRM, ou Imagerie par Résonance Magnétique, utilise les ondes magnétiques pour visualiser certaines parties du corps. Nos organes sont composés d'atomes d'hydrogènes qui, soumis à de telles ondes, vont vibrer et émettre des signaux. Ces signaux sont recueillis par un système informatique capable de les traiter et de les analyser. Ils sont ensuite transformés, sur l'écran du radiologue, en images sous forme de coupes pouvant être reconstituées en trois dimensions.

Cette méthode est surtout utilisée pour observer les "tissus mous", c'est-à-dire qui ne sont pas composés d'os, soit le cerveau, les muscles, la moelle épinière, les tendons ou encore les viscères. Elle présente une très bonne résolution en contraste, ce qui permet d'obtenir facilement des angiographies (images des vaisseaux sanguins). L'IRM est également utilisée pour contrôler le cerveau après un accident vasculaire cérébral, ou en neurologie pour déceler une maladie d'Alzheimer ou la sclérose en plaques.

En clair, l'IRM est idéale pour obtenir une image détaillée d'une partie du corps donnée. L'examen se fait dans une machine avec un aimant et peut durer entre 30 minutes et une heure. Aussi certains appareils sont-ils dotés d'un écran projetant des dessins animés pour les enfants.

Qu'est-ce qu'un scanner ?

Le scanner ne fait pas appel aux ondes magnétiques mais aux rayons X, émis par un tube tournant autour du patient puis absorbés par les muscles, les os, le cerveau ou les vaisseaux. Grâce à des capteurs, l'appareil prend une succession d'images du corps à 360 degrés, en coupe ou en 3D. Celles-ci permettent principalement d'étudier le volume des organes et l'évolution des structures. Le scanner est par exemple utilisé pour suivre l'évolution d'une tumeur, d'une hémorragie ou d'un hématome. Il permet aussi d'obtenir des images d'anomalies vasculaires (embolies, rétrécissements des artères coronaires,...), d'étudier une structure osseuse ou une zone donnée avant une opération chirurgicale.

Cet examen est beaucoup moins long que l'IRM (entre 5 et 10 minutes), et donc moins contraignant pour les patients qui restent peu de temps installés dans le tunnel de l'appareil. Mais attention, à la longue, ces rayons peuvent être nocifs pour l'organisme. L'IRM, quant à elle, n'émet aucune radiation.

En résumé, le scanner et l'IRM sont deux techniques complémentaires prescrites par les spécialistes en fonction de ce qu'ils recherchent. Alors que le scanner offre de bonnes images en trois dimensions, l'IRM permet de voir les organes plus en détails, en particulier le cerveau. Pour l'une ou l'autre de ces méthodes d'imagerie médicale, le patient n'a qu'à s'allonger dans une machine et attendre que celle-ci fasse son travail.

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