Infertilité : quelles sont les causes ?

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Dans les trois quarts des cas, l'infertilité peut être d'origine masculine, féminine, ou associer les deux sexes.
Dans les trois quarts des cas, l'infertilité peut être d'origine masculine, féminine, ou associer les deux sexes.
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© iStock, South_agency

Si un couple français sur 10 consulte après avoir connu des difficultés à concevoir un enfant, l'infertilité est l'un des rares cas où l'homme et la femme ont autant de risques de rencontrer des problèmes pour procréer. Tour d'horizon des différentes causes.

L'infertilité peut provenir des deux sexes. Si dans 30% des cas, cela provient de l'homme et dans la même proportion de la femme, elle peut également associer les deux genres. Cela dit, il s'avère aussi que dans 10 à 25% des cas, l'infertilité n'a pas d'explication. Si une prise en charge médicale ou la procréation médicalement assistée peuvent améliorer les chances de concevoir, les résultats ne sont pas toujours assurés. Avoir un enfant peut être une longue bataille.

Comprendre l'infertilité

L'infertilité ou la difficulté à concevoir un enfant s'appuie sur l'absence de grossesse malgré des rapports sexuels non protégés pendant au moins 12 mois. Selon les données de l'Enquête nationale périnatale (ENP) et de l'Observatoire épidémiologique de la fertilité en France (Obseff), elle concernerait 15 à 25% des couples. Après deux ans de tentatives, ce pourcentage se situerait entre 8 et 11%. Dans un tiers à la moitié des cas, une grossesse survient après six mois de tentatives. La fécondation est complexe et dépend de plusieurs facteurs. Ainsi, il suffit que l'un d'entre eux soit altéré pour entraîner l'infertilité dans un couple.

L'infertilité chez les femmes

Chez la femme, les causes de l'infertilité se divise en cinq catégories : les troubles de la fonction ovarienne, l'altération des trompes de Fallope, la malformation utérine, l'altération du col de l'utérus et la génétique.

Environ la moitié des infertilités ne sont pas dues à l'âge de la femme mais à la perturbation de la fonction endocrine. Cela se traduit par une incapacité à produire un ovocyte fécondable. Plusieurs pathologies peuvent en être la cause : le syndrome des ovaires polykystiques, les ovaires multifolliculaires ou macropolykystiques, la ménopause précoce ou encore l'insuffisance ovarienne. Les problèmes d'ovulation peuvent aussi provenir du stress ou d'une prise ou perte de poids importante.

Dans 25% des cas, l'infertilité s'explique par l'altération des trompes de Fallope. En effet, une infection ou une inflammation peut endommager les trompes. Seulement, elles sont essentielles à la procréation puisque c'est ici que les spermatozoïdes et l'ovocyte se rencontrent. Cela peut-être dû à différents facteurs comme la maladie inflammatoire pelvienne, certaines infections et maladies sexuellement transmissibles, l'endométriose, l'appendicite ou encore les conséquences d'une grossesse extra-utérine.

Une malformation utérine, tout comme l'altération du col de l'utérus, notamment des lésions ou des sténoses cervicales ou encore certaines maladies génétiques comme le syndrome de Turner, peuvent aussi jouer dans l'infertilité féminine.

L'infertilité chez les hommes

En ce qui concerne les hommes, la plupart des facteurs de risques se divisent en deux catégories : les problèmes de spermatozoïdes et l'altération des voies génitales.

Pour les troubles concernant les spermatozoïdes, on parle d'azoospermie ou d'absence de spermatozoïdes, de tératospermie (lorsque la forme des spermatozoïdes est altérée), d'asthénospermie (lors d'un défaut de mobilité des spermatozoïdes) ou de nécrospermie (indiquant un fort taux de gamètes morts dans le sperme). Aussi, dans certains cas, l'altération des voies génitales empêche les spermatozoïdes de parcourir le trajet jusqu'à la fécondation.

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