Hépatite A, B, C, D, E : quelles sont leur différences ?

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À chaque hépatite son traitement.
À chaque hépatite son traitement.
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Laetitia Reboulleau

Les hépatites sont des maladies du foie, des inflammations, bien souvent causées par des infections ou des virus, mais aussi par de mauvaises habitudes, ou des intoxications dues à des médicaments. Mais toutes n'ont pas les mêmes symptômes, ni les mêmes traitements. Petit guide pour mieux les comprendre.

L'hépatite A, la moins dangereuse

L'hépatite A est considérée comme la moins grave des hépatites virales, puisque le corps peut la combattre rapidement. En quelques semaines, les personnes qui en souffrent sont généralement guéries. Mais surtout, elles développent une immunité à vie, puisque les anticorps contre le virus resteront présents dans leur organisme. Le virus à l'origine de cette infection se transmet par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés, notamment via des aliments crus, des fruits de mer... Cette hépatite est particulièrement présente dans les pays disposant de mauvaises conditions d'hygiène.

L'hépatite B, la plus répandue

L'hépatite B est la plus connue et la plus fréquente, puisqu'elle se transmet notamment au moment des rapports sexuels, via le sperme et les liquides biologiques, mais aussi par le sang. Elle est considérée comme nettement plus infectieuse que le virus du sida. Les médecins estiment que la très grande majorité des personnes infectées peuvent se débarrasser complètement de ce type d'hépatite grâce à un traitement, mais 5% resteront "porteuses", et donc infectées de façon chronique. L'hépatite B ne possède pas de symptômes, mais augmente les risques de développer des maladies du foie. Heureusement, il existe désormais un vaccin pour lutter contre cette pathologie.

L'hépatite C, la plus insidieuse

L'hépatite C est considérée comme la plus dangereuse des hépatites virales, car elle est due à un virus particulièrement résistant. Elle devient chronique dans 80% des cas, et se transmet généralement un contact avec du sang humain contaminé, notamment via l'échange de seringues non-stériles lors de l'usage de drogues. Elle peut également être contractée lors de rapports sexuels non protégés. Il n'existe à l'heure actuelle aucun vaccin à son encontre. Cette hépatite est la première cause de transplantation du foie.

L'hépatite D, liée à l'hépatite B

Autrefois appelée hépatite delta, cette forme d'hépatite est rare en France, et est due à un co-virus : seules les personnes qui souffrent déjà d'une hépatite B peuvent la contracter. Elle peut être causée par des transfusions de sang contaminé, l'utilisation de seringues non-stériles, ou encore via des rapports sexuels non protégés. Néanmoins, il est possible d'éviter de la contracter grâce au vaccin contre l'hépatite B.

L'hépatite E, l'hépatite sans symptôme

Identifiée en 1990, l'hépatite E, au même titre que l'hépatite C, ne possède pas de vaccin. Si elle entraîne une infection aiguë, elle guérit cependant de façon spontanée, dans la majorité des cas. Asymptomatique, elle se transmet essentiellement par voie orale. Ce type d'hépatite est particulièrement dangereux pour les femmes enceintes, chez qui elle peut générer ce que l'on appelle une hépatite fulminante, qui va détruire massivement les cellules du foie.

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