Est-on vraiment moins malade au retour des beaux jours ?

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Si nous tombons moins souvent malades en été, c'est en partie parce que nous aérons plus souvent nos logements.
Si nous tombons moins souvent malades en été, c'est en partie parce que nous aérons plus souvent nos logements.
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© iStock, gpointstudio

Émilie Nougué

Grippe, rhume, angine ou encore laryngite sont des maladies que l'on associe plutôt à l'hiver et aux basses températures. Cela veut-il dire que nous sommes moins malades en été ? Les virus sont-ils moins nombreux lors des beaux jours ? La rédaction fait le point sur ces questions que vous vous posez peut-être.

Il ne s'agit pas d'une idée reçue : en hiver, on assiste à une hausse significative des maladies respiratoires, notamment des maladies contagieuses comme le rhume, l'angine virale et la grippe. Le froid est-il responsable de ce phénomène ? Non, ou plutôt, pas directement. D'autres facteurs que l'on ne retrouve plus lors des beaux jours sont à prendre en compte.

Le soleil affaiblit les virus

Moins il y a de soleil et plus les virus, qui craignent les rayons ultra-violets, sont à même de nous contaminer. De plus, le froid rendrait plus solide la coque qui enveloppe certains virus (comme celui de la gastro-entérite) et qui les protège lorsqu'ils sont à l'extérieur d'un corps. Quand les températures sont hautes donc, ils sont moins protégés dans leur enveloppe, se dégradent plus facilement et sont moins virulents.

Si le soleil est donc nocif pour les virus, il s'avère bénéfique pour le corps humain. Parce qu'il apporte de la luminosité et donc de la vitamine D, mais aussi parce qu'il réchauffe l'atmosphère. En hiver, l'ensemble de notre corps se mobilise pour ne pas faire baisser sa température interne malgré le froid extérieur. L'activité des globule blancs diminuent, les cellules ralentissent, les vaisseaux sanguins rétrécissent, les muscles se contractent très rapidement (les frissons)... Toute cette énergie utilisée pour lutter contre le froid affaiblit les défenses immunitaires.

En été, on sort plus facilement

Autre facteur qui augmente le nombre de maladies en hiver : le confinement. Lorsqu'il fait froid, nous préférons logiquement rester bien au chaud dans des espaces peu ventilés entourés d'autres personnes, ce qui facilite l'échange de microbes. Nous avons également tendance à moins aérer nos logements. Lors des beaux jours au contraire, les cafés se prennent plutôt en terrasse, les pauses déjeuners à l'extérieur, et il est bien plus tentant de marcher au soleil ou de faire une balade à vélo que de prendre le métro. Chaque jour et quelles que soient les températures, pensez toujours à aérer chaque pièce de votre habitation et de votre bureau pendant au moins dix minutes, fenêtres grandes ouvertes, pour renouveler l'air intérieur et faire ainsi la chasse aux microbes et aux virus.

Des voies respiratoires au top

Lors des beaux jours, notre système respiratoire est moins affaibli qu'en hiver. Les muqueuses nasales, qui ont pour mission de réchauffer l'air avant qu'il ne pénètre dans les poumons, ont moins d'efforts à faire que lorsqu'il fait froid. Quand c'est le cas, elles émettent de l'eau qui humidifie l'air mais se traduit par un nez qui coule. Elles se dessèchent, ce qui les fragilise et permet aux microbes de mieux pénétrer dans l'organisme. Les bronches, quant à elles, sont souvent affectées par la pollution des intérieurs mal aérés. Un phénomène bien moins courant en été.

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