Entorse ou foulure : comment faire la différence ?

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Un faux mouvement, un choc, une chute et hop une cheville mal en point.
Un faux mouvement, un choc, une chute et hop une cheville mal en point.
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© Adobe Stock, Halfpoint

Un faux mouvement, un choc, une chute et hop une cheville mal en point. Est-ce une simple foulure ou une entorse ? Y'a-t-il une différence entre ces deux traumatismes ? Explications.

Alors qu'une entorse est "une lésion des ligaments" qui intervient "lorsque ceux-ci sont soumis à une tension trop importante", on parle de foulure, "lorsque l'entorse est bénigne et qu'il s'agit d'une simple distension sans déchirure ni arrachement des ligaments." Quant à la luxation, elle désigne un "stade d'atteinte articulaire plus grave", puisque "l'os est sorti de sa cavité naturelle". Maintenant que les bases sont décrites, entrons un peu plus dans les détails.

Source : Optipharm.

"La foulure est un peu similaire à l'entorse"

"L'entorse est un étirement des ligaments. Elle peut aller de l'entorse bénigne avec un étirement simple à l'entorse grave avec une rupture complète des ligaments. La foulure est un terme que les médecins n'utilisent plus. La foulure est un peu similaire à l'entorse. La luxation intervient lorsqu'une articulation perd tous ses rapports. Lors d'une luxation, un os quitte complètement l'articulation. Moins on peut remarcher rapidement après une entorse, plus c'est grave", explique le Dr Wilfrid Graff, du groupe hospitalier Diaconesses Croix-Saint-Simon (Paris) sur le site Allodocteurs. En effet, en cas d'entorse, la douleur est variable, et son intensité dépend de la gravité du traumatisme. Lors du choc, la douleur paraîtra moins forte que lorsque la cheville sera refroidie. "Une ecchymose peut survenir, à la partie externe de la cheville et du pied, se déplaçant par la suite vers les orteils. Parfois, l'appui est impossible", précise le Dr Cyrille Cazeau, chirurgien orthopédique sur Doctissimo.

Que faire en cas d'entorse ?

Lors d'une entorse, la première chose à faire est de mettre de la glace sur la zone douloureuse. "Ce geste va d'abord permettre de soulager la douleur, de réduire l'inflammation et de dégonfler la partie blessée en resserrant les vaisseaux sanguins", explique Optipharm. Posez de la glace, enroulée dans une serviette pendant une dizaine voire une quinzaine de minutes. Si au bout de quarante-huit heures la douleur est toujours aussi intense, et l'oedème toujours gonflé, il est nécessaire d'aller consulter un médecin.

Pourquoi le repos est-il indispensable ?

Après avoir vu un médecin, passé des radios, et un traitement adapté, "l'immobilisation est essentielle à une guérison rapide, les déplacements devant être limités au strict minimum". Comprenez par les déplacements nécessaires, pour prendre une douche, aller se coucher, aller se laver, etc. N'hésitez pas à vous déplacer avec des béquilles. Il est également important de surélever sa jambe blessée pour favoriser la circulation sanguine. Pour ce faire, plusieurs fois par jour, allongez-vous, et posez des coussins assez haut pour que le pied soit au moins surélevé de 10 centimètres. Aussi, comme le rappelle Optipharm : "La compression est essentielle pour éviter les mouvements de l'articulation et pour soutenir les ligaments blessés. On la réalise avec une bande de compression posée depuis le pied jusqu'à mi-jambe. Mais attention de ne pas trop serrer afin de laisser libre la circulation sanguine." Pour finir, il est nécessaire de faire des séances de kinésithérapie afin de renforcer le membre blessé.

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