Endométriose : 5 choses à savoir sur cette maladie

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L'endométriose provoque de très forte douleur qui pèsent fortement sur la vie des femmes malades.
L'endométriose provoque de très forte douleur qui pèsent fortement sur la vie des femmes malades.
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© Adobe Stock, Andrey Popov

L'endométriose est une maladie gynécologique qui concerne selon les chiffres de l'Inserm, une femme sur dix en âge de procréer. Si dans certains cas elle peut être asymptomatique dans d'autres, elle provoque de très forte douleur qui pèsent fortement sur la vie des femmes malades.

Qu'est-ce que l'endométriose ?

EndoFrance définit l'endométriose ainsi : "L'endomètre est le tissu qui tapisse l'utérus. Sous l'effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l'endomètre s'épaissit en vue d'une potentielle grossesse, et s'il n'y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l'endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l'utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s'étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire." L'association française de lutte contre l'endométriose dont Laëtitia Milot, est la marraine ajoute que c'est une maladie complexe et qu'il n'y a pas "une mais 'des' endométrioses car cette maladie ne se développe pas de la même façon d'une femme à l'autre."

Qui peut être atteint par la maladie ?

Si la maladie peut toucher toutes les femmes réglées, elle atteint aujourd'hui une femme sur dix. Des femmes de tout âge peuvent être atteintes, parmi elles, des très jeunes. D'ailleurs EndoFrance indique que : "lorsqu'on les interroge, la plupart des femmes atteintes sévèrement par cette maladie se plaignent d'avoir souffert depuis la puberté de douleurs gynécologiques violentes sans que le médecin ait évoqué une possible endométriose." En effet, si les stars victimes de l'endométriose sont de plus en plus nombreuses à en parler publiquement, la maladie était jusqu'alors peu évoquée.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes diffèrent selon les femmes, et peuvent être multiples. La douleur est le principal symptôme "retrouvé chez 50 à 91% des femmes selon les études" comme l'indique EndoFrance. Viennent ensuite : "les règles douloureuses, douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie), douleurs pelviennes fréquentes, défécation douloureuse, difficulté pour uriner, douleurs lombaires, abdominales, douleurs pelviennes ou lombaires pouvant irradier jusque dans la jambe." Les principaux troubles et douleurs sont les règles douloureuses et saignements, l'infertilité, les troubles digestifs, les troubles urinaires, la fatigue chronique, des douleurs pelviennes et lombaires, et la dyspareunie.

Quel traitement ?

L'Inserm indique qu'un examen clinique, une échographie ou un IRM permettent de détecter l'endométriose. Toutefois pour confirmer le diagnostic il faut "passer par l'analyse du tissu endométrial prélevé au cours d'une chirurgie." Lorsqu'une femme a une endométriose asymptomatique qui n'affecte pas sa vie, elle n'est pas traitée. Seulement au moment où les douleurs se présentent : "on lui propose le plus souvent en première intention un traitement hormonal destiné à supprimer les règles." Si cela réduit la douleur, ça n'élimine pas la maladie. "La chirurgie est le seul traitement permettant l'élimination complète des lésions associées à l'endométriose", explique l'Inserm. Cette dernière n'est toutefois pratiquée qu'en cas de "symptômes handicapants et/ou d'infertilité".

La recherche médicale

La recherche médicale est très importante, car dans les une femme sur dix atteintes, 40% souffrent. Le but étant de rechercher les gènes associés à la maladie, de faciliter le diagnostic, de comprendre le lien entre endométriose et infertilité. Pour le moment : "les chercheurs estiment que chaque cas d'endométriose serait imputable pour moitié à des facteurs génétiques et pour moitié à des facteurs environnementaux. Les scientifiques s'interrogent par exemple sur le rôle éventuel des perturbateurs endocriniens ou celui des acides gras polyinsaturés et d'autres composants alimentaires pouvant entraîner des anomalies épigénétiques." Sur le site de l'Inserm, il est indiqué que "L'AP-HP recrute des femmes atteintes d'endométriose pour participer à la cohorte ComPaRe Endométriose". Pour s'inscrire, rendez-vous sur https://compare.aphp.fr/.

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