Douleur au niveau des tibias : et si c'était une périostite tibiale ?

Douleur au niveau des tibias : et si c'était une périostite tibiale ?
Pour éviter une périostite tibiale, il est important de bien s'échauffer avant.

Vous êtes un grand sportif et vous avez mal au tibia ? Et si c'était une périostite tibiale ? Zoom sur ce mal qui touche principalement les coureurs.

La périostite tibiale est une inflammation du périoste, une des membranes qui entoure l'os du tibia. Cela est dû aux tractions répétées de ces muscles qui s'insèrent sur le tibia avec une douleur qui s'étend le long du bord interne du tibia. Les Anglo-Saxons définissent également la périostite lorsque survient le "syndrome de stress tibial", autrement dit quand il y a une fracture liée à la fatigue ou une tendinopathie du tibial postérieur.

La pathologie touche surtout les sportifs et plus particulièrement les coureurs. Cela peut survenir lors d'entraînements intensifs ou d'une augmentation de l'effort réalisé sur un tapis de course ou un sol dur. Le plus souvent, la douleur se déclare à froid et survient post-effort, le lendemain matin. Vous pouvez ressentir une douleur vive à la descente d'escaliers, de marche rapide... D'autres personnes pourront seulement avoir mal en appuyant sur la zone douloureuse. La périostite tibiale peut au début être seulement une gêne, avant de devenir insupportable si elle s'aggrave. Dès la moindre douleur au tibia, il ne faut surtout pas le prendre à la légère et surveiller.

Comment éviter une périostite tibiale ?

Si vous courrez un peu tous les jours, et que vous décidez du jour au lendemain de vous surpasser sans avoir augmenté vos efforts progressivement, vous courez le risque de déclencher une périostite tibiale. Vous allez produire une surcharge mécanique qui va provoquer l'inflammation.

Comme dit précédemment, les surfaces rigides peuvent en être la cause. Il est important d'écouter son corps pour d'éventuels signaux de fatigue qu'il ne faut pas négliger. Avant tout entraînement, il est primordial de bien s'échauffer et de ne pas partir faire de grandes foulées sans avoir préparé ses pieds, ses chevilles, ses genoux et même son bassin. Un pied et des chevilles raides, qui sont les premiers à recevoir les impacts, ne pourront pas envoyer les bons signaux neuromusculaires sur les chaînes de propulsion et de réception. Les chocs étant trop brutaux vont engendrer une périostite.

Pour l'éviter, soyez vigilant d'avoir un pied bien souple et gainé afin qu'il puisse être assez fort pour limiter les vibrations et les chocs. Si avoir de bonnes baskets est un plus, elles ne font pas tout le travail. Toutefois, de mauvaises chaussures peuvent favoriser l'apparition de la douleur.

Comment soigner une périostite tibiale ?

Il faudra dans un premier temps ralentir sur les efforts. Parfois juste en réadaptant son rythme sportif, la périostite tibiale peut disparaître. Comme la fatigue peut-être un facteur déterminant, il sera nécessaire de s'imposer des heures de sommeil correctes et d'écouter son corps. L'épuisement n'a jamais fait bon ménage avec le sport, bien au contraire.

Si la douleur continue à persister, vous devrez peut-être arrêter le sport le temps que la douleur ne cesse. Un travail de mobilité du pied vous sera peut-être demandé par votre médecin ainsi que des séances de massage, notamment de la voûte plantaire, sans oublier des exercices bien spécifiques comme récupérer une balle avec vos orteils ou encore marcher sur la pointe des pieds. Si la douleur est toujours au rendez-vous, n'hésitez pas à aller voir un kinésithérapeute.

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