D'où vient le mal de mer ?

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Le mal de mer est provoqué par des informations contradictoires que reçoit le cerveau.
Le mal de mer est provoqué par des informations contradictoires que reçoit le cerveau.
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© Adobe Stock, Aleksej

Appelé naupathie dans le milieu médical, le mal de mer est le mal des transports (cinétose) le plus fréquent. Zoom sur cette affection qui peut rendre un trajet en bateau infernal pour la personne qui y est sujette.

Nausées, vertiges, vomissements... Tels sont les symptômes que ressentent les nombreux individus souffrant du mal des transports, lors de leurs trajets en voiture, bus, avion ou encore bateau. Quel que soit le moyen de transport, ces troubles sont toujours dus à un "contraste entre le mouvement enregistré par les yeux, et l'immobilité du corps perçue par l'oreille interne", comme l'explique ameli.fr, le site de l'Assurance Maladie. Mais les voyages en mer étant souvent plus mouvementés que ceux sur terre ou dans les airs, ce sont généralement eux qui font le plus souffrir.

Un conflit au sein du cerveau

Le mal des transports, et donc de mer, est ainsi provoqué par une réponse inadaptée du cerveau aux mouvements induits par le moyen de transport, en l'occurrence le roulis ou les balancements quand on est sur un bateau. Comme l'indique l'Assurance Maladie, le cerveau doit faire face "à une opposition entre les informations fournies par les yeux et celles données par le vestibule (organe de l'équilibre situé dans l'oreille interne)". En effet, c'est l'oreille interne qui ressent en premier les mouvements, avant les yeux, qui les perçoivent différemment, ce qui fait que "le centre de l'équilibre reçoit en peu de temps des messages en partie contradictoires, qu'il ne peut traiter correctement", comme il est expliqué dans un article de Science et avenir. C'est alors cette mauvaise synchronisation qui déclenche les désagréables symptômes du mal des transports. Elle est d'ailleurs d'autant plus difficile à accomplir pour le cerveau sur l'eau puisque les mouvements d'un bateau, notamment sur une mer agitée, sont bien plus importants que ceux des autres moyens de transport.

Attention aux 4F

Si n'importe qui peut être sujet au mal de mer (on estime que 25 à 30% de la population en est victime, les enfants étant les plus touchés), il existe des facteurs aggravants, souvent nommés les 4F : il s'agit du froid, de la faim, de la fatigue et de la frousse (soit la peur et/ou le stress). Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire avant de monter à bord d'un navire ! Soit vous couvrir, manger - il n'est, en effet, pas bon de voyager le ventre vide, mais ne faites pas non plus un repas trop copieux -, venir reposée et, dans la mesure du possible, ne pas vous inquiéter du voyage à venir. Car la peur du mal des transports ne fera qu'en aggraver les symptômes.

Généralement, les troubles provoqués par le mal de mer, qui sont d'ailleurs plus ressentis sur une petite embarcation ou un voilier que sur un paquebot, disparaissent une fois que vous avez regagné la terre ferme. Ils peuvent aussi s'atténuer avec la répétition des voyages ou, si vous participez à une croisière de plusieurs journées, au bout de deux à trois jours.

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