Comment bien traiter l'arthrose ?

Chargement en cours
Pour soulager l'arthrose, certaines alternatives aux médicaments existent.
Pour soulager l'arthrose, certaines alternatives aux médicaments existent.
1/2
© Adobe Stock, pikselstock
A lire aussi

L'arthrose touche 10 millions de Français, dont la majorité a plus de 65 ans. Elle se caractérise par la destruction progressive du cartilage articulaire (tissu qui recouvre l'extrémité d'un os en continuité avec un autre os et qui forme une articulation). Le traitement repose essentiellement sur le soulagement des symptômes car il n'existe aucun traitement pour guérir l'arthrose.

Le cartilage est le tissu qui tapisse les extrémités osseuses d'une articulation. Il permet de les faire glisser l'une sur l'autre lors des mouvements. Dans l'arthrose, ce cartilage devient plus fin, se fissure pour finalement disparaître. Toutes les articulations peuvent être touchées mais les arthroses les plus fréquentes sont l'arthrose de la colonne vertébrale, l'arthrose des doigts, l'arthrose du genou et l'arthrose de la hanche.

Quels sont les symptômes et les facteurs de risque ?

Les symptômes sont des douleurs au niveau de la ou des articulations concernées et une perte de mobilité. Les facteurs de risque sont :

L'âge.

• Une surcharge pondérale.

• Des perturbations métaboliques en lien avec un diabète ou une obésité.

• Un excès de pression (port de charges lourdes, activité physique intense ou mal contrôlée).

• La présence d'une maladie de l'articulation comme la polyarthrite rhumatoïde.

• Une fragilité naturelle du cartilage.

• Des séquelles d'un traumatisme (entorse, fracture...).

• L'hérédité.

Le traitement médicamenteux de l'arthrose

Le traitement de l'arthrose consiste à soulager la douleur grâce aux médicaments et à des solutions non médicamenteuses.

L'antalgique de première intention est le paracétamol. D'autres molécules peuvent être prescrites en fonction du palier de douleur. En présence d'une poussée inflammatoire, il est conseillé de prendre des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en comprimés, sous forme de gel ou de pommade. En revanche, ne prenez rien sans demander l'avis d'un médecin. Si le paracétamol ou les anti-inflammatoires ne sont pas assez efficaces, le médecin peut décider d'administrer des corticoïdes par infiltration directement dans l'articulation (pas plus de 3 injections par an pour une même articulation).

Pour soulager la douleur sur le long terme, il existe l'injection d'acide hyaluronique directement dans l'articulation. Cette substance visqueuse ressemble au liquide synovial physiologique qui protège les articulations. Le lavage articulaire à l'aide de sérum physiologique est quant à lui recommandé dans l'arthrose du genou pour débarrasser l'articulation des débris cartilagineux. Il se fait sous anesthésie locale. Dans tous les cas, demandez toujours un avis médical et ne prenez aucune décision seul.

Le traitement non-médicamenteux de l'arthrose

Les solutions non médicamenteuses sont indispensables pour limiter la progression de la maladie. Elles sont adaptées au profil du patient (pathologies associées et localisation de l'arthrose).

Il s'agit :

• De perdre du poids en cas de surcharge pondérale.

• De pratiquer une activité physique régulière et d'intensité modérée, de préférence en dehors des poussées inflammatoires (marche à pied, natation...).

• De porter des semelles orthopédiques en cas d'arthrose du genou.

• D'éviter de porter des choses trop lourdes.

• D'adapter son intérieur à sa mobilité (installer des rampes d'appui sur les murs, mettre les objets les plus utilisés à portée de main...).

• De marcher avec une canne en cas de douleurs.

• De faire de la rééducation avec un kinésithérapeute pour préserver la mobilité de l'articulation et entretenir les muscles. Pour plus d'efficacité, les exercices doivent être reproduits de façon régulière à la maison.

La prothèse artificielle, qui remplace l'articulation abîmée, est envisagée en dernier recours. Elle est le plus souvent indiquée pour l'arthrose sévère de la hanche ou du genou.

Sources : Inserm /ameli.fr

Vos réactions doivent respecter nos CGU.